Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

Abû al-Khattâb, et d’autres encore, ainsi que des chaféites tels Saʿd ibn ʿAlî al-Zanjânî, l’imam bien connu, et d’autres (1).

Ces auteurs, toutefois, sont partagés lorsqu’il s’agit de nier ou d’affirmer l’obligation rationnelle concernant la connaissance d’Allah.

On recense donc quatre opinions, et pas davantage (2). La première consiste à rejeter la bonté et la laideur (3) tout en niant l’obligation rationnelle dans les actes pratiques, sans la nier dans les questions spéculatives comme la connaissance d’Allah ; c’est l’option retenue par Abû al-Khattâb et d’autres (4).

Il apparaît ainsi qu’il n’existe pas de corrélation nécessaire entre la bonté/la laideur et l’obligation/l’interdiction rationnelles.

Tel est le premier volet.

Quant au second volet, à savoir l’existence ou l’inexistence même de cette conséquence, trois voies se dégagent :

  1. L’assumer, en affirmant l’obligation et l’interdiction rationnelles aussi bien en présence qu’en l’absence de la révélation ; c’est la doctrine des muʿtazilites. Ceux-ci estiment que l’obligation prend effet pour l’agent présent et que l’éloge ou le blâme en découle.

    S’agissant de la punition, ils divergent et nuancent : ceux qui la reconnaissent ne l’attachent pas à l’obligation établie après la mission prophétique, mais soutiennent que le châtiment qui survient après

(1) Voir supra, p. 963-964, ainsi que la note correspondante. (2) Les trois thèses précédentes : a) la négation du ḥusn et du qubḥ (bonté et laideur morales), b) leur affirmation avec reconnaissance de l’obligation rationnelle, c) leur affirmation tout en rejetant absolument l’obligation rationnelle ; la quatrième thèse suivra. (3) C’est ainsi que lisent les manuscrits ; il s’agit d’une inadvertance ou d’une altération. Le correct est : affirmation du ḥusn et du qubḥ. (4) Voir supra, p. 963, et la note afférente.
وغيره، والشافعيَّة كسعد بن عليٍّ الزَّنجاني الإمام المشهور وغيره (١). ولهؤلاء في نفي الإيجاب العقليِّ في المعرفة بالله وثبوته خلاف. فالأقوالُ إذَن أربعةٌ لا مزيد عليها (٢): أحدُها: نفيُ الحُسْن والقُبح (٣)، ونفيُ الإيجاب العقليِّ في العمليَّات دون العِلْميَّات كالمعرفة، وهذا اختيارُ أبي الخطَّاب وغيره (٤). فعُرِفَ أنه لا تلازُمَ بين الحُسْن والقُبح وبين الإيجاب والتَّحريم العقليَّين. فهذا أحدُ المقامين. * وأمَّا المقام الثَّاني، وهو انتفاءُ اللازم وثبوتُه، فللنَّاس فيه هاهنا ثلاثةُ طرق: أحدها: التزامُ ذلك، والقولُ بالوجوب والتَّحريم العقليَّين شاهدًا وغائبًا. وهذا قولُ المعتزلة. وهؤلاء يقولون بترتُّب الوجوب شاهدًا، وبترتُّب المدح والذَّمِّ عليه. وأمَّا العقابُ، فلهم فيه اختلافٌ وتفصيل، ومن أثبتَه منهم لم يُثْبِته على الوجوب الثَّابت بعد البعثة، ولكنهم يقولون: إنَّ العذابَ الثَّابتَ بعد
(١) انظر ما تقدم (ص: ٩٦٣، ٩٦٤) والتعليق عليه. (٢) الثلاثة المتقدمة (نفي الحسن والقبح، وإثباتهما مع التزام الإيجاب العقلي، وإثباتهما مع نفي الإيجاب العقلي مطلقًا)، والرابع هو الآتي. (٣) كذا في الأصول. وهو سبقُ قلم أو تحريف. والصواب: إثبات الحسن والقبح. (٤) انظر ما تقدم (ص: ٩٦٣) والتعليق عليه.

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