Abû al-Khattâb, et d’autres encore, ainsi que des chaféites tels Saʿd ibn ʿAlî al-Zanjânî, l’imam bien connu, et d’autres (1).
Ces auteurs, toutefois, sont partagés lorsqu’il s’agit de nier ou d’affirmer l’obligation rationnelle concernant la connaissance d’Allah.
On recense donc quatre opinions, et pas davantage (2). La première consiste à rejeter la bonté et la laideur (3) tout en niant l’obligation rationnelle dans les actes pratiques, sans la nier dans les questions spéculatives comme la connaissance d’Allah ; c’est l’option retenue par Abû al-Khattâb et d’autres (4).
Il apparaît ainsi qu’il n’existe pas de corrélation nécessaire entre la bonté/la laideur et l’obligation/l’interdiction rationnelles.
Tel est le premier volet.
Quant au second volet, à savoir l’existence ou l’inexistence même de cette conséquence, trois voies se dégagent :
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L’assumer, en affirmant l’obligation et l’interdiction rationnelles aussi bien en présence qu’en l’absence de la révélation ; c’est la doctrine des muʿtazilites. Ceux-ci estiment que l’obligation prend effet pour l’agent présent et que l’éloge ou le blâme en découle.
S’agissant de la punition, ils divergent et nuancent : ceux qui la reconnaissent ne l’attachent pas à l’obligation établie après la mission prophétique, mais soutiennent que le châtiment qui survient après