, et l’écart entre deux degrés équivaut à la distance qui sépare le ciel de la terre ; ainsi, dans un hadith authentique, le Prophète ﷺ a dit : « Le Paradis compte cent degrés ; entre chaque degré et le suivant s’étend une distance comparable à celle qui sépare le ciel et la terre. » (1)
Or, la sagesse du Seigneur – exalté soit-Il – exige que tous ces degrés soient peuplés ; ils ne le sont, et leur hiérarchie ne se dessine, qu’en fonction des œuvres. C’est pourquoi plusieurs Pieux Prédécesseurs ont déclaré : « Ils seront sauvés du Feu par la grâce d’Allah et Son pardon, ils entreront au Paradis grâce à Sa faveur et Sa bienveillance (2), et ils se partageront les demeures selon leurs actes. » (3)
C’est dans ce sens que nombre de savants ont compris les textes qui affirment l’entrée au Paradis par les œuvres, telle la parole divine : « Voilà le Paradis qui vous a été donné en héritage en récompense de ce que vous faisiez » (Sourate 43, verset 72), ou encore : « Entrez au Paradis pour ce que vous faisiez » (Sourate 16, verset 32).
Quant à la négation de l’entrée au Paradis par les œuvres, exprimée dans la parole du Prophète ﷺ : « Personne n’entrera au Paradis grâce à ses œuvres. » – « Pas même toi, ô Messager d’Allah ? » lui demanda-t-on. Il répondit : « Pas même moi. » (4) – elle vise à nier que les œuvres, prises isolément, puissent constituer la cause première de l’accès au Paradis.