Par ailleurs, l’emploi de l’indéfini – tanqîr – sert fréquemment à magnifier et à exalter la réalité qu’il désigne, comme dans cette parole : « Hâtez-vous vers un pardon de votre Seigneur et un Jardin… » (Âl ‘Imrân, 133) ; ou encore : « Et la satisfaction d’Allah est plus grande » (at-Tawba, 72) ; et : « Ce n’est là qu’une révélation qui lui est communiquée » (an-Najm, 4).
Ensuite, Il a mis à part « ceux doués d’intelligence », c’est-à-dire les esprits qui ont compris l’ordre, l’interdiction et la sagesse d’Allah, car ce sont eux qui profitent réellement de l’adresse divine.
Compare donc ces nobles paroles avec leur sentence : « Le meurtre prévient le meurtre », et tu verras l’ampleur de l’écart, la grandeur et la majesté du Coran (1).
Cinquante-quatrième aspect : vous dites : « Le talion n’est qu’une destruction répondant à une destruction, une agression faisant écho à une agression ; la première victime ne revient pas à la vie par la mise à mort de la seconde ; on ne fait donc qu’augmenter la corruption en supprimant deux vies, tandis que l’utilité de la dissuasion, de l’intimidation et de la préservation de l’espèce humaine n’est qu’un avantage illusoire ; en somme, le talion est une perte certaine » (2).
Nous répondons : ce propos est l’un des plus fallacieux et des plus manifestement vains, car il place sur le même plan l’acte odieux que la raison et toutes les religions condamnent unanimement, et l’acte louable (3) que la raison et toutes les religions reconnaissent unanimement comme juste et salutaire pour l’ordre du monde.