alors Allah – qu’Il soit exalté – est plus heureux du repentir de Son serviteur croyant que ne l’est cet homme d’avoir retrouvé sa monture. (1)
Il s’agit là du comble et du plus haut degré de la joie ; pourtant, malgré cela, Allah – glorifié soit-Il – se réjouit du repentir du serviteur croyant bien davantage que cet homme ne se réjouit de sa monture. (2)
Nous reviendrons, si Allah le veut, sur ce hadith (3) et nous dévoilerons le secret de cette réjouissance liée au repentir du serviteur. (4)
L’essentiel à retenir est que cette joie mentionnée n’apparaît qu’après la repentance d’une faute : repentance et péché sont donc inséparables de cette joie, et l’on ne saurait obtenir l’un sans l’autre. Or, puisque cette joie ne se réalise qu’à travers un repentir qui, lui-même, suppose la faute, il est impossible qu’elle se manifeste dans la demeure de la félicité, où il n’y a ni péché ni désobéissance.
Et parce que cette joie est plus aimée du Seigneur – exalté soit-Il – que son absence, Son amour a exigé la création des causes qui y mènent, afin que l’effet qu’Il aime en découle.
• Par ailleurs, Allah, glorifié soit-Il, a fait du Paradis la demeure de la rétribution et de la récompense, et Il en a réparti les degrés entre ses habitants proportionnellement à leurs œuvres. C’est ainsi qu’Il l’a créée, conformément à la sagesse qu’impliquent Ses noms et Ses attributs : le Paradis est en effet composé de niveaux, les uns au-dessus des autres