Celui qui est ainsi n’est embelli par l’obéissance de Ses serviteurs, ni terni par leurs péchés ; pourtant, les desseins suprêmes 1 qu’Il poursuit en leur imposant des obligations, en leur ordonnant et en leur interdisant, découlent de Sa souveraineté parfaite, de Sa louange et de Sa sagesse. Quand bien même il ne s’agirait que d’obtenir de Ses serviteurs la gratitude pour Ses bienfaits innombrables, gratitude mesurée à leurs forces et à leurs capacités, et non à ce qui Lui serait dû — car Il est trop grand et trop sublime pour que Ses créatures puissent s’en acquitter —, Il se contente, exalté soit-Il, de ce que leur nature et leurs moyens leur permettent de Lui offrir.
Aucune chose n’est, pour la raison comme pour la fitra (disposition primordiale), plus belle que de remercier le Bienfaiteur 2, et rien n’est plus profitable au serviteur.
Voici donc deux voies supplémentaires qui mettent en lumière la perfection du commandement, de l’obligation et de l’interdiction :
- La première se rattache à Son essence et à Ses attributs : Il en est digne, et Sa beauté, Sa perfection, Ses Noms et Ses attributs exigent de Ses serviteurs l’amour le plus absolu, l’humilité et l’obéissance.
- La seconde concerne Sa bienveillance et Ses bienfaits, d’autant qu’Il se passe entièrement de Ses serviteurs ; s’Il leur prodigue le bien, c’est par miséricorde, par largesse et par générosité, non par échange, ni pour attirer un avantage, ni pour repousser un préjudice.
Quelle que soit la voie qu’emprunte le serviteur, elle le conduira à L’aimer et à déployer tous ses efforts pour Le satisfaire. Où donc ces deux voies se situent-elles par rapport aux deux précédentes 3 ?
C’est le déni de l’amour divin qui a trompé ces gens et les a privés du savoir.