Et cela vaut pour l’ensemble des formes de servitude qui concernent le cœur aussi bien que les membres :
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Lorsque le serviteur sait que le Seigneur — exalté soit-Il — est l’unique Auteur du dommage et du profit, du don et de la privation, de la création et de la subsistance, de la vie et de la mort, cette certitude fait éclore en lui la servitude de la confiance exclusive en Lui, tandis qu’à l’extérieur apparaissent les obligations et les fruits qui découlent de cette confiance.
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Sa conscience de l’ouïe, de la vue et de la science d’Allah (1) — rien, pas même le poids d’un atome, ne Lui échappe dans les cieux ni sur la terre ; Il connaît le secret et ce qui est encore plus caché ; Il sait la trahison des regards et ce que recèlent les poitrines — le conduit à préserver sa langue, ses membres et les pensées de son cœur de tout ce qui déplaît à Allah et à n’employer ces organes qu’à ce qu’Il aime et agrée. De là naît, au fond de l’âme, la pudeur, et cette pudeur pousse à éviter les interdits et les turpitudes.
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Sa connaissance de l’indépendance d’Allah, de Sa générosité, de Sa munificence, de Sa bonté, de Sa bienfaisance et de Sa miséricorde dilate son espérance et, selon la profondeur de son savoir, produit en lui diverses formes de servitude, visibles et cachées.
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De même, la conscience qu’il a de la majesté, de la grandeur et de la puissance d’Allah fait naître en lui l’humilité (2), la soumission et l’amour ; ces dispositions intérieures se traduisent extérieurement par des actes de servitude qui en sont la conséquence naturelle.
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Enfin, sa connaissance de la perfection, de la beauté et des attributs sublimes d’Allah suscite un amour particulier qui fait éclore (3) de multiples formes de servitude.