du Seigneur — exalté soit-Il —, car Il s’est Lui-même déclaré au-dessus d’une telle idée : personne ne mérite d’éloge pour L’en avoir absous, et celui qui le ferait ne serait ni véritablement un panégyriste ni un louangeur. Une pareille représentation n’a jamais effleuré l’esprit d’aucun être humain, au point qu’Allah ait à la désavouer chez celui qui La Lui prêterait ou La Lui attribuerait.
Et Il — exalté soit-Il — a dit : « Nous n’avons pas créé les cieux, la terre et ce qui se trouve entre eux pour jouer. Nous ne les avons créés qu’en toute vérité » [Ad-Dukhân, 38-39]. Il a donc nié que Sa création puisse relever du divertissement et affirmé qu’Il ne les a créés qu’en vérité. Il a ainsi réuni, dans la même déclaration, la négation du jeu — qui procède d’une absence de sagesse ou de finalité louable — et l’affirmation de la Vérité, porteuse de sagesses éclatantes, de buts dignes d’éloge et d’issues bienheureuses.
Le Coran est rempli de passages de ce genre : tantôt Il y exclut toute futilité, vanité et divertissement ; tantôt Il Se proclame trop pur pour cela ; tantôt Il y affirme les sagesses éclatantes que recèle Sa création.
Comment pourrait-on donc soutenir que, s’Il avait abandonné Ses créatures et les avait laissées livrées à elles-mêmes, cela ne serait pas blâmable pour la raison ?
Si, par là, vous entendez qu’Il leur a remis les rênes du libre arbitre tout en leur adressant Ses ordres et Ses interdictions, c’est exact : Il a fait de l’homme un être doté de volonté, soumis aux commandements et aux défenses. Certes, cette faculté de choisir est, elle aussi, une création d’Allah — exalté soit-Il — puisqu’elle fait partie des événements issus de Son acte créateur ; toutefois, cette faculté ne contredit nullement la responsabilité religieuse et ne l’annule en aucune manière (1) ; bien au contraire, l’obligation religieuse ne se conçoit qu’avec elle.
Quarante-sixième point : vous dites : « Les deux données se trouvent donc en opposition :