qu’il en soit autrement : ce serait alors vain et absurde. Qu’Allah soit exalté au-dessus d’une telle idée, car elle contredirait Sa divinité, Sa sagesse, la perfection de Sa royauté et de Sa louange (1).
Et Il – exalté soit-Il – a dit : « Certes, dans la création des cieux et de la terre, et dans l’alternance de la nuit et du jour, il y a des signes pour les gens doués d’intelligence ; ceux qui se rappellent Allah debout, assis ou couchés sur leurs flancs, et méditent sur la création des cieux et de la terre : “Seigneur, Tu n’as pas créé tout cela en vain ! Gloire à Toi ! Préserve-nous du châtiment du Feu.” » [Âl ʿImrân, 190-191].
Réfléchis à la manière dont Il, qu’Il soit exalté, rapporte de leur part (2) la négation de toute futilité dans Sa création (3), sans pour autant affirmer explicitement la sagesse ; car exclure la vanité (4), de façon générale et exhaustive, est plus profond et plus éloquent que d’énumérer les sagesses. En effet, l’intellect des créatures ne saurait embrasser l’ensemble de celles-ci, et n’en exposer qu’une partie laisserait entendre qu’elles sont limitées. Or, déclarer l’absence totale de vanité et de vide quant à la sagesse et à l’utilité signifie que chaque parcelle du monde, céleste ou terrestre, recèle d’innombrables sagesses et des signes éclatants.
Il ajoute ensuite qu’ils Le proclament exempt de créer quoi que ce soit en vain, dépourvu de sagesse ; or, cette proclamation n’a aucune portée pour les négateurs. En effet, pour eux, le terme « vain » ne renvoie qu’à ce qui est impossible par soi – comme l’union de deux contraires ou le fait qu’un même corps se trouve simultanément en deux lieux. Il est pourtant certain que tel n’est aucunement le sens voulu