l’impudence la plus achevée et du reniement même de l’humanité.
Votre exigence n’est guère différente de celle de celui qui dirait : « Nous voulons que vous nous fassiez apparaître le bénéfice qu’il y a dans la création de l’eau, de l’air, des vents et de la poussière, dans la création des nourritures, des fruits et des bêtes de troupeau, et même dans la création de l’ouïe, de la vue, de la langue, des facultés et des membres dont l’homme est doté. » Tous ces éléments ne sont, en réalité, que des causes, des moyens et des intermédiaires ; tandis que Son ordre, Sa Loi et Sa religion constituent, dans leur perfection, un but suprême et la félicité la plus haute en ce monde et dans l’au-delà. Les gens doués d’intelligence ne doutent pas que la part de beauté qui s’y trouve dépasse de beaucoup celle que recèlent les réalités sensibles, bien que la sensation (1) domine la plupart des hommes ; pour la majorité, le sommet de la perception de la beauté et de l’utilité se limite aux choses tangibles qu’ils font passer, qu’ils préfèrent même, devant les aperceptions de l’intellect et de la clairvoyance. Le Très-Haut dit : « Mais la plupart des gens ne savent pas ; ils ne connaissent que l’apparence de la vie d’ici-bas, tandis qu’à l’égard de l’au-delà ils demeurent inattentifs. » (Ar-Rûm, 6-7).
Si nous voulions énumérer tous les traits de perfection déposés dans la Loi, ils se compteraient par milliers ; peut-être Allah suscitera-t-Il (2) un ouvrage consacré à ce thème, bien que la présente question en soit déjà l’introduction et le fondement.
Quarante-deuxième point. – Vous dites : « Il – exalté soit-Il – ne subit aucun tort du péché du serviteur, ne tire aucun profit de son obéissance, et Sa capacité à être bienfaisant ne dépend pas d’un acte émanant du serviteur ; tout comme Il lui a fait grâce au commencement, Il est capable de le combler de bienfaits sans l’intermédiaire d’aucune action » (3).