et rien ne saurait être tenu pour valable par l’intelligence, s’il fallait encore apporter une preuve à la clarté du plein midi (1).
Allah n’a laissé aucun bien sans le prescrire et le légiférer, ni aucun mal sans l’interdire et en avertir Ses serviteurs.
De plus, – exalté soit-Il – Il a déposé dans la fiṭra (la disposition primordiale) et dans les raisons l’aveu de cette vérité, érigeant ainsi la preuve sous ces deux aspects. Pourtant, par miséricorde et par sagesse, Il ne châtie qu’après l’avoir réitérée par l’envoi de Ses messagers ; et cela bien qu’elle pèse déjà sur l’homme par tout ce qu’Il a inscrit en lui, par le témoignage intime qu’Il lui a fait rendre de Son existence, de Son unicité et de Son droit d’être remercié – chacun selon sa capacité – pour Ses bienfaits, ainsi que par la multiplicité des signes qu’Il a dressés et qui obligent la raison à reconnaître la beauté du bien et la laideur du mal.
Quarante-et-unième point. – Nous allons vous présenter l’un des arguments qui établissent la beauté inhérente au principe même de la responsabilité religieuse et de l’obligation. Il ne fait aucun doute que contraindre les hommes à suivre une Loi : à exécuter ses commandements – où réside leur salut – et à s’écarter de ses interdictions – où gît leur corruption –, est, pour toute raison saine, plus beau que de les abandonner, tels du bétail errant : incapables de distinguer le convenable de l’inconvenant, s’accouplant les uns aux autres comme chiens et ânes, se ruant les uns sur les autres tels des fauves – chiens et loups –, où le fort dévore le faible ; ne connaissant point Allah, ne L’adorant point, ne Le mentionnant ni ne Le remerciant, ne Le glorifiant pas (2), sans aucune religion ; pareils, en somme, à un troupeau laissé en pâture.
Quiconque, en cela, se rebelle contre sa propre raison, toute discussion devient caduque avec lui, et il se proclame lui-même au comble de