leur vie d’ici-bas comme dans l’au-delà, et faudrait-il encore qu’on exige d’en prouver la beauté ?! Et il ne suffirait pas d’en demander la démonstration selon la seule raison : il faudrait qu’elle soit reconnue belle à la fois par la raison et par la Loi !
Quel bien Allah n’a-t-Il pas prescrit, recommandé (1) à Ses serviteurs et encouragé à accomplir ? Quel bien pourrait surpasser celui qu’Il a ordonné et légiféré ? Quelle turpitude n’a-t-Il pas interdite et de laquelle n’a-t-Il pas détourné Ses serviteurs ? Et quelle laideur dépasserait celle de ce qu’Il a proscrit ?
Existe-t-il, pour la raison, preuve plus éclatante que la conscience qu’elle a de la beauté de ce qu’Allah commande : la foi, l’Islam, l’excellence spirituelle, et tout ce qu’elles englobent – la justice, la bienfaisance, l’assistance due aux proches, les multiples formes de piété et de taqwâ (la crainte révérencielle), et tout bien que reconnaissent natures saines et intelligences droites – à savoir : L’adorer Lui seul, sans associé, de la manière la plus parfaite, et faire le bien à Ses créatures autant que possible ?
L’intellect ne possède pas de prémisses plus claires que cette réalité même qu’il invoque comme conclusion, au point qu’on voudrait la transformer en preuve supplémentaire.
De même, la raison ne dispose d’aucun indice plus manifeste que la laideur de ce qu’Il a interdit : les turpitudes, apparentes ou cachées, le péché et l’oppression injuste, l’associationnisme – ériger une créature en égale d’Allah pour l’adorer comme on L’adore, l’aimer comme on L’aime, la magnifier comme on Le magnifie –, ainsi que le mensonge forgé contre Allah, contre Ses prophètes et contre les croyants, mensonge qui entraîne la ruine du monde et la corruption de l’existence.
Quel esprit ne saisirait pas la beauté de tout cela et la laideur de tout cela ? S’il ne les perçoit pas, comment pourrait-il seulement comprendre l’argument qui les établit ?