Trente-neuvième aspect : vous affirmez : « Les obligations rationnelles, dans le fondement même de la charge religieuse, reposent sur des principes qui se contredisent. » (1)
Nous disons : qu’Allah nous préserve d’une telle contradiction ! Leurs racines, au contraire, sont parfaitement concordantes ; leur beauté est fermement établie dans les intelligences et dans les dispositions innées, où elle a été implantée. Jamais Allah n’a légiféré une chose à propos de laquelle l’intellect sain eût souhaité qu’Il prescrivît son contraire. La véritable opposition n’existe qu’entre la raison et le caprice : la raison reconnaît la beauté de ces obligations, y convie, et ordonne de s’y conformer – parfois dans leur globalité, parfois dans le détail – tandis que le désir et la passion invitent la plupart du temps à les contrecarrer.
Ainsi, l’affrontement se produit entre les exigences de la raison et celles du désir. Allah n’a placé ni dans l’intellect ni dans la nature primordiale le rejet de ce qu’Il ordonne, ni l’agrément de ce qu’Il défend. Mais lorsque le caprice incline vers ce qui s’oppose à Son commandement et à Sa défense, la raison se trouve alors faite prisonnière (3) du désir, dominée par sa poigne et soumise à son empire.
Quarantième aspect : vous dites : « Nous vous mettons au défi de manifester la beauté, tant rationnelle que légale, du fondement même de l’obligation et de la charge religieuse. » (4)
Nous répondons : Par Allah, quelle chose étonnante ! Le commandement qu’Allah – exalté soit-Il – adresse à Ses serviteurs, commandement qui réalise l’ultime perfection de leur salut et de leur bonheur en ce bas-monde comme dans l’au-delà, ainsi que Son interdiction de ce qui conduit à leur perte et à leur malheur dans