de la douleur du coup mortel qu’une simple piqûre.
Et celui qui n’est pas fauché par l’épée mourra d’autre chose ; les causes sont multiples, mais le mal qui conduit à la mort est un. (1)
Ainsi, faire mourir Ses alliés en martyrs par la main de leurs ennemis n’est ni une humiliation pour eux ni un signe de colère contre eux ; c’est, au contraire, un honneur, une miséricorde, une faveur et une bienveillance. Il en va de même pour la noyade, l’incendie, l’écroulement, la chute (2), les affections abdominales et tout ce qui s’y rattache. La créature, quant à elle, n’occupe pas ce rang ; c’est pourquoi noyer ou anéantir est blâmable venant d’elle, alors que c’est beau de la part du Très-Subtil, du Parfaitement Informé.
Trente-septième aspect : vous dites : « Puisqu’Allah – exalté soit-Il – détient, dans le fait de noyer et d’anéantir, une sagesse et un secret qui nous échappent, admettez la même chose lorsque nous laissons périr les noyés sans les secourir. » (3) Parole dont la faiblesse et la corruption suffisent à la disqualifier, sans qu’il soit besoin d’une longue réfutation.
Peut-on vraiment soutenir que, parce qu’Allah possède une sagesse parfaite et de grands secrets dans l’anéantissement de ceux qu’Il fait périr et l’épreuve de ceux qu’Il éprouve – raison pour laquelle cet acte est beau venant de Lui –, il en découlerait qu’il pourrait exister, pour nous, dans le fait de ne pas sauver les noyés, de ne pas défendre l’opprimé, de ne pas subvenir à la détresse pressante et de ne pas couvrir la nudité, des sagesses et des secrets inconnus des gens doués de raison ?!
Lorsque la chicane dialectique atteint un tel degré, elle devient hideuse, pèse sur les âmes et répugne aux cœurs comme aux oreilles.