En effet, lorsque le Seigneur noie Ses ennemis, les anéantit et se venge d’eux, cela relève de la suprême sagesse, de la justice parfaite et de l’intérêt véritable. Et s’Il fait périr par noyade Ses alliés et les gens qui Lui obéissent, ce n’est qu’une cause parmi celles qu’Il a instituées pour provoquer leur mort, les délivrer de ce bas-monde et les faire parvenir à la demeure de Son honneur, au lieu de Sa proximité. La mort étant de toute façon inéluctable, Il a donc choisi pour eux la meilleure des deux formes de trépas, la plus profitable pour leur avenir ultime, afin de les conduire, par ce moyen, à des degrés élevés qui ne s’obtiennent que grâce à ces causes qu’Allah a érigées comme voies vers leurs effets, exactement comme toute cause mène à son résultat.
C’est pourquoi Il a laissé s’abattre sur Ses prophètes et Ses alliés ce qu’ils ont enduré : mise à mort, persécutions, injustices et agressions. Cela ne signifie nullement qu’ils Lui soient méprisables ni que leurs ennemis soient honorés à Ses yeux ; c’est au contraire l’expression même de leur dignité auprès de Lui et de l’humiliation de leurs adversaires, lesquels tombent de Son regard, afin que ceux-ci récoltent les demeures qui leur sont destinées dans la Maison de l’abaissement, tandis que Ses alliés et Son parti accèdent aux plus hauts rangs et au délice permanent. Ainsi, l’emprise de Ses ennemis (et des leurs) sur eux constitue leur honneur même, et l’humiliation même de leurs ennemis.
Voilà un aperçu de la sagesse du Très-Haut en la matière ; au-delà, il est des sagesses qu’aucune raison ni aucun entendement ne sauraient atteindre.
Sa noyade, Ses anéantissements et Ses épreuves sont, pour Ses ennemis, la pure sagesse et la justice intégrale, et, pour Ses alliés, la bonté, la grâce et la miséricorde pures ; c’est pourquoi ces actes sont beaux venant de Lui.
Il se peut même que la noyade ou le fait de les livrer au meurtre soit la plus douce des deux morts (1) pour eux, tout en renfermant une immense récompense ; la perfection de Son choix pour eux est telle qu’Il leur allège l’agonie et leur accorde, en échange (2), la meilleure des rétributions, car le martyr ne ressent