Or, le Très-Haut a attiré l’attention sur cette sagesse en plusieurs passages de Son Livre, comme lorsqu’Il déclare : « Allah n’est pas tel qu’Il laisse les croyants dans l’état où vous êtes tant qu’Il n’aura pas distingué le mauvais du bon. Et Allah ne vous dévoilera pas l’inconnaissable ; mais Allah élit, parmi Ses messagers, qui Il veut. » ⦗La Famille d’Imrân : 179⦘.
Ce verset compte parmi les trésors du Coran : il y est question de Sa sagesse – (1) – qui exige de différencier le mauvais du bon, et il montre que cette distinction ne se réalise que par l’intermédiaire de Ses messagers. Il en a donc choisi certains, qu’Il a envoyés à Ses serviteurs ; par leur mission le mauvais se sépare du bon, l’allié de l’ennemi, ceux qui méritent d’habiter près de Lui et d’accéder à Sa générosité, de ceux qui ne sont bons qu’à alimenter le Brasier.
Il s’ensuit un rappel de la sagesse inhérente à l’envoi des messagers : il s’agit d’une nécessité dont Allah – exalté soit-Il – ne saurait Se dispenser. Aussi, quiconque récuse la mission de Ses envoyés ne L’a-t-il pas estimé à Sa juste valeur, ne L’a-t-il pas connu comme Il mérite de l’être, et L’a-t-il attribué à ce qui n’est pas digne de Lui, conformément à Sa parole : « Ils n’ont pas estimé Allah à Sa juste valeur lorsqu’ils ont dit : “Allah n’a rien révélé à un être humain.” » ⦗Les Bestiaux : 91⦘.
Médite donc attentivement ce passage et accorde-lui la réflexion qu’il mérite ; fût-il l’unique enseignement de ce livre, il compterait déjà parmi les plus précieux. Et c’est Allah qui guide vers le chemin de la rectitude.
Trente-sixième point : votre affirmation : « La noyade et la destruction sont belles de la part du Très-Haut, alors qu’elles sont, de notre part, la chose la plus laide ; comment peut-on alors soutenir qu’il serait, rationnellement, beau de sauver les noyés… » (2) – et ainsi de suite – est profondément fallacieuse ; car la noyade et la destruction venant du Seigneur ne sortent jamais du cadre de l’intérêt véritable, de la justice et de la sagesse.