Or, une telle connaissance d’Allah n’appartient qu’aux prophètes et à ceux qui héritent d’eux.
Un verset de même teneur est la parole du Très-Haut : « Allah propose la parabole de deux hommes : l’un est muet, incapable de rien ; à la charge complète de son maître, où qu’on l’envoie, il ne rapporte aucun bien. Sera-t-il l’égal de celui qui commande la justice et se tient sur une voie droite ? » [Les Abeilles : 76].
La première image concerne donc l’idole et ses adorateurs, tandis que la seconde est proposée par Allah pour Sa propre personne : Il ordonne la justice et se trouve sur une voie parfaitement droite. Comment pourrait-on dès lors Le mettre sur le même pied que l’idole, à laquelle revient la pire des comparaisons ?
Tout ce que le Seigneur – exalté soit-Il – accomplit envers Ses serviteurs est l’expression la plus aboutie de la sagesse, de la bienfaisance et de la justice : qu’Il leur confère la capacité d’agir ou qu’Il la leur retire, qu’Il leur accorde ou qu’Il leur refuse, qu’Il commande ou qu’Il interdise.
Prétendre que cela reviendrait à laisser un maître livrer ses esclaves et ses servantes les uns aux autres pour qu’ils se violentent mutuellement et se réduisent mutuellement en captivité est l’affirmation la plus mensongère et la plus vaine ; la différence entre les deux situations est trop flagrante et trop immense pour qu’il soit même besoin de la signaler.
Louange à Allah, le Riche, le Digne de louange ; Sa richesse absolue fait toute la distinction, tout comme Sa louange et Sa royauté (1), Sa puissance et Sa sagesse, Sa science et Sa bienfaisance, Sa justice et Sa religion, Sa législation et Son jugement, Sa générosité et Son amour du pardon, de la miséricorde envers les coupables, de l’indulgence envers les défaillants, de l’acceptation du repentir des repentants, de la patience des endurants et de la gratitude des reconnaissants ; ceux-là Le préfèrent à tout autre, recherchent Son agrément, L’adorent Lui seul, traitent Ses créatures avec justice, bienfaisance et loyauté, combattent Ses ennemis et sacrifient leur sang et leurs biens par amour pour Lui et dans l’espoir de Son agrément. Ainsi, le mauvais se distingue du bon, Son allié de Son ennemi ; les qualités des uns et les tares des autres apparaissent au grand jour, et s’ensuivent les effets qu’Il aime : récompense et châtiment, louange pour Ses alliés et blâme pour Ses ennemis.