ni d’une dette impérative qu’ils pourraient exiger de Lui ; Il les châtie avec justice et sagesse, non par esprit de vengeance, ni par crainte, ni par injustice comme le font les rois et les puissants. Bien au contraire, Il se tient sur la voie droite, la voie de la justice et de la bienfaisance, aussi bien dans Ses ordres et interdictions que dans Sa récompense et Son châtiment.
Considère donc les termes de ce verset, tout ce qu’ils réunissent d’universalité de la puissance, de perfection de la royauté, d’accomplissement de la sagesse, de l’équité et de la bienveillance, ainsi que la réfutation qu’ils contiennent à l’égard des deux courants ; c’est l’un des trésors du Coran : il suffit et guérit celui à qui Allah en ouvre la compréhension (1).
Le fait qu’Il — exalté soit-Il — soit sur une voie droite exclut qu’Il lèse Ses serviteurs ou leur impose ce qu’ils ne peuvent supporter ; il écarte toute futilité de Ses actes et de Sa législation et leur confirme l’ultime sagesse et la plus sûre rectitude, en réfutation de ceux qui le nient (2).
De même, le fait que toute créature vivante soit sous Son emprise et Sa puissance, Lui qui tient son toupet, exclut qu’il puisse se produire dans Son royaume quoi que ce soit de la part d’une créature sans Sa volonté et Sa puissance ; et celui dont le toupet est dans la main d’Allah, sous Sa saisie, ne peut se mouvoir qu’au mouvement qu’Il lui imprime, n’agit que par la capacité qu’Il lui octroie et ne veut que par la volonté qu’Il décrète, en réfutation de ceux qui le nient parmi les qadarites.
Ces deux groupes n’ont donc pas rendu à ce verset sa pleine portée ni estimé sa valeur comme il se doit. En vérité, Il est — gloire à Lui — sur une voie droite lorsqu’Il donne et lorsqu’Il reprend, lorsqu’Il guide et lorsqu’Il égare, dans le bienfait comme dans le préjudice, dans la santé comme dans l’épreuve, dans l’enrichissement comme dans l’appauvrissement, dans l’élévation comme dans l’avilissement, dans la grâce comme dans la vengeance, dans la récompense comme dans le châtiment, dans la vie comme dans la mort, dans Ses injonctions comme dans Ses interdictions, dans ce qu’Il autorise comme dans ce qu’Il proscrit, en un mot dans tout ce qu’Il crée et dans tout ce qu’Il prescrit.