De même qu’Il, exalté soit-Il, mérite la louange pour Sa bienfaisance, Sa bonté, Sa faveur et Sa rétribution, Il la mérite aussi pour Sa justice, Sa riposte et Son châtiment, car la source (1) de tout cela réside dans Sa toute-puissance et Sa sagesse.
C’est pourquoi Allah – glorifié soit-Il – attire fréquemment l’attention sur cette vérité. Ainsi, dans la sourate ash-Shu‘arâ’, Il répète, à la fin de chaque récit des envoyés et de leurs peuples : « Il y a là un signe, mais la plupart d’entre eux ne croient pas (8). Et ton Seigneur est, certes, le Tout-Puissant, le Très-Miséricordieux » [ash-Shu‘arâ’ : 8-9]. Il informe ainsi que tout cela procède de Sa puissance, qui implique la perfection de Sa capacité, et de Sa sagesse, qui implique la perfection de Sa science et le fait de placer chaque chose à la place qui lui convient (2). Il n’a donc accordé Sa faveur et le salut (3) à Ses messagers et à leurs partisans, ni manifesté Sa vengeance et anéanti leurs ennemis, qu’en des circonstances qui leur étaient appropriées, en raison de la perfection de Sa puissance et de Sa sagesse.
Aussi, après avoir relaté Son jugement entre les gens de félicité et ceux de damnation, et le sort de chacun vers les demeures qui seuls leur conviennent et que Sa sagesse exige, Il a dit : « Et il fut statué entre eux avec équité, et l’on proclama : “Louange à Allah, Seigneur des mondes.” » [az-Zumar : 75].
Par ailleurs, Sa sagesse et Sa louange ont voulu qu’Il distingue Ses serviteurs par les écarts les plus grands et les plus manifestes, afin que soient reconnaissants ceux sur qui Sa grâce et Sa faveur se sont clairement répandues, qu’ils sachent qu’ils ont été comblés de bienfaits et spécialement honorés, à la différence des autres.