leur amour pour Lui et la primauté qu’ils Lui accordent à l’exclusion de toute autre chose se trouvent attestées.
De même, en supportant (1) de rudes épreuves, en affrontant les dangers, en acceptant le blâme, en patientant face aux sollicitations de l’égarement et de la déviance, et en leur livrant (2) combat, l’emprise de l’amour se renforce, son arbre se (3) fixe dans le cœur et son fruit (4) s’amplifie dans les membres. En vérité, l’amour qui demeure ferme malgré la multiplicité des obstacles, des empêchements et des causes de diversion est le véritable amour, celui qui profite réellement. Quant à l’amour conditionné par la facilité, le bien-être, le plaisir ou la réalisation des désirs de l’amant chez l’Aimé, il n’est pas un amour sincère et ne tient pas quand surviennent oppositions et obstacles ; ce qui dépend d’une condition disparaît quand la condition disparaît, et celui qui t’a aimé pour un intérêt s’éloigne quand l’intérêt s’en est allé.
Il y a donc une différence entre celui qui adore Allah uniquement dans l’aisance, la prospérité et la santé, et celui qui L’adore aussi bien dans la prospérité que dans l’adversité, dans la difficulté que dans la facilité, dans la santé comme dans l’épreuve.
Par ailleurs, Allah – exalté soit-Il – possède la louange absolue et parfaite, sans limite ; l’apparition des causes pour lesquelles Il est loué découle nécessairement de Sa qualité d’Être digne de louange et constitue l’une des implications de cette louange. Ces causes sont de deux ordres : la faveur et la justice. Puisqu’Il est, glorifié soit-Il, louangé pour l’une comme pour l’autre, il faut que se manifestent les causes de la justice et qu’elles produisent les réalités qu’elles impliquent, (5) afin que s’accomplisse la plénitude de la louange qui Lui revient.