Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

et la malfaisance ?! Au contraire, cet exemple même plaide contre vous : sa nature ne s’est pas spontanément tournée vers ce lieu qu’il tenait pourtant pour identique à tous les autres ; sa nostalgie pour sa patrie, l’affection qu’il lui porte, ainsi que son attachement à ses proches ou à d’autres personnes, ne sauraient donc apparaître si tous les lieux et toutes les personnes lui semblaient réellement équivalents. C’est parce qu’il présume qu’ils possèdent des particularités inexistantes ailleurs que naissent cet amour et cette inclination.

Il se présente ensuite deux situations :

  1. La réalité ne correspond pas à ce qu’il avait imaginé (1) ; le lieu ou la personne n’a rien de plus que les autres, et peut-être même que d’autres surpassent celui-ci par les qualités propres à susciter l’affection et l’inclination. Lorsque la raison et la perception sensible (2) examinent la cause de cette attirance, on constate qu’elle n’est qu’une question d’accoutumance, de familiarité, de souvenir ou de pure imagination.

Cette illusion s’appuie sur le principe, établi dans l’esprit, selon lequel l’exclusivité de l’amour ou de l’inclination envers une chose plutôt qu’une autre procède des attributs qui la distinguent ; de même, l’aversion et la haine s’attachent à ce qui les motive. Puis l’imagination l’emporte, au point qu’il se figure que ces attributs sont réellement (3) inhérents à l’objet, alors qu’ils ne s’y trouvent pas ; le lieu ne fait que se trouver en leur compagnie (4),

(1) Les manuscrits de base portent : « qu’il soit tel qu’il l’a présumé ». Il me semble toutefois que la leçon que j’ai retenue est la plus correcte. La seconde hypothèse, que l’auteur a omise, serait précisément : que la réalité corresponde à ce qu’il avait imaginé. (2) Le manuscrit T lit : « wa-l-husn » ; c’est une altération. (3) Passage absent des manuscrits Q et D ; le manuscrit Ṭ propose « bāʾinatan ʿan al-maḥall », leçon erronée. (4) Du segment « tilka ṣ-ṣifāt thābita… » jusqu’ici, le texte manque dans le manuscrit T.
والإساءة؟! بل هذا المثال نفسُه حجَّةٌ عليكم، فإنه لم يَمِل طبعُه إلى ذلك المكان مع مساواته لجميع الأمكنة عنده، وكذلك حنينُه إلى وطنه ومحبتُه له، وكذلك حنينُه إلى إلْفِه من النَّاس وغيرهم؛ فإنَّ هذا لا يقعُ منه مع تساوي تلك الأماكن والأشخاص عنده، بل لظنِّه اختصاصَها بأمورٍ لا توجدُ في سواها، فتَرتَّبَ ذلك الحبُّ والميلُ على هذا الظَّنِّ. ثمَّ له حالان: أحدهما: أن لا يكون كما ظنَّه (١)، بل ذلك المكانُ أو الشخصُ مُساوٍ لغيره، وربَّما يكون غيرُه أكملَ منه في الأوصاف التي تقتضي حبَّه والميلَ إليه، فهذا إذا سُلِّط العقلُ والحسُّ (٢) على سبب مَيْله وحبِّه عُلِمَ أنه مجرَّدُ إلفٍ أو عادةٍ أو تذكُّرٍ أو تخيُّل. وهذا الوهمُ مستنِدٌ إلى ما تقرَّر في العقل من أنَّ اختصاصَ الحبِّ والميل بالشيء دونَ غيره لِمَا اختصَّ به من الصِّفات التي اقتضت ذلك، وكذلك تعلُّق النُّفرة والبغض به، ثمَّ يَغْلِبُ الوهمُ حتى يتخيَّل تلك الصِّفات ثابتةً (٣) في المحلِّ، وليست فيه، بل يكونُ المحلُّ مقارِنًا تلك الصِّفات (٤)،
(١) في الأصول: «أن يكون كما ظنه». وأرجو أن الصواب ما أثبت، والحالة الثانية التي طواها المصنف هي: أن يكون كما ظنه. (٢) (ت): «والحسن». تحريف. (٣) مهملةٌ في (ق، د). وفي (ط): «بائنة عن المحل». وهو غلط. (٤) من قوله: «تلك الصفات ثابتة ... » إلى هنا ساقط من (ت).

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies