et s’y oppose, en raison même des attributs de son être qui appellent tantôt cette concordance, tantôt cette divergence.
Vingt-sixième point : Vous dites : « Si l’on supposait le cas d’une bête ou d’un être dénué de toute compassion, il resterait un autre facteur : la recherche des louanges pour sa bienfaisance » (1).
Nous répondons : Rechercher la louange implique que l’acte en question est de ceux auxquels la louange se rattache. Or il n’en est ainsi que parce qu’il possède en soi une qualité qui justifie de louer son auteur. Si cet acte était, en réalité, équivalent à son contraire, ni la louange ne s’y attacherait, ni le blâme à l’acte opposé. Le fait de l’accomplir dans l’espoir d’être loué n’annule donc pas la qualité pour laquelle l’auteur mérite ces louanges ; au contraire, cela le confirme plus encore qu’il ne le nie.
Vingt-septième point : Vous dites : « S’il se produit dans une situation où il est impossible de savoir (qu’on sera loué), il demeure néanmoins une inclination et une préférence comparables à la répulsion instinctive qu’éprouve un homme sain devant une corde tachetée : ayant toujours vu cette image associée à la louange, il croit que la louange l’accompagne en toute circonstance. De même, parce qu’il a vu le mal associé à l’image de la corde et que sa nature répugne au mal, il se détourne de ce qui y est lié ; ainsi, ce qui est associé à l’agréable devient agréable, et ce qui est associé au déplaisant devient déplaisant » (2).
Nous répondons : Quelle surprise ! Comment peut-on ramener le plus grand des bienfaits – celui que Dieu a inscrit dans l’intellect et la nature première de Ses serviteurs comme digne d’être apprécié (3), au point que, si l’on imaginait même la parole d’un animal muet, il témoignerait en sa faveur – à un simple fantasme, à une illusion dévoyée comparable à la répulsion qu’un homme sain éprouve devant une corde marquetée (4) ?!