De plus, il ne s’agit là que d’un perfectionnement de l’œuvre (1), et non du Créateur qui se perfectionnerait par Son œuvre.
De même, les actes du Très-Haut procèdent de Sa perfection : Il était parfait, puis Il a agi. Sa perfection ne découle donc pas de Ses actes ; on ne dira pas de Lui : « Il a agi, puis Il s’est perfectionné », comme on le dirait d’une créature (2).
Par ailleurs, la source même de la sagesse, son objet et ses causes émanent de Lui, exalté soit-Il. Il est le Créateur, le Sage, Celui qui, sous tous rapports, possède l’autosuffisance la plus absolue et la plus complète. Or la plénitude de cette autosuffisance et de cette louange réside dans la perfection de Sa puissance et de Sa sagesse. Il est impossible qu’Il dépende d’un autre. Puisque toute chose, à tous égards, dépend de Lui, tandis que Lui est absolument Autonome vis-à-vis de toute chose, quel danger y a-t-il à affirmer Sa sagesse alors que l’univers entier, et tout ce que l’on peut concevoir avec lui, a besoin de Lui seul et de nul autre ? N’est-ce pas précisément cela, la véritable richesse ?
Dans chacune de Ses créations comme dans chacun de Ses commandements, Allah déploie une sagesse éclatante et un signe manifeste attestant Son unicité, Sa science, Sa sagesse, Son autosuffisance, Sa garde vigilante et Sa souveraineté. Seules des intelligences obtuses le nient ; seules des natures perverties s’en détournent.
« Dans chaque immobilité et dans chaque mouvement
Se dresse pour toujours un témoin ;
Et dans toute chose brille un signe
Qui proclame qu’Il est l’Unique. » (3)
En somme, nous ne renions pas la sagesse d’Allah et nous ne vous aiderons pas à la rejeter sous prétexte que vous la qualifiez de « visées » et que vous la présentez sous ce vocable : la vérité ne saurait être répudiée à cause d’une expression maladroite. Ce terme même est une innovation : ni le Livre, ni la sunna, ni aucun prédécesseur ne l’ont jamais employé.