ni conséquence recherchée ; bien plus, selon vous, l’acte et son absence sont pour Lui strictement équivalents. Vous avez ainsi avancé ce que les dispositions naturelles et les intelligences réprouvent, et que le Texte révélé (1) comme la réflexion contredisent.
Nous avons déjà exposé, à propos de la création et de la prescription, des sagesses éclatantes qui réjouissent l’œil de quiconque recherche la vérité ; or, les preuves qui établissent les sagesses visées par la création et l’ordre divin sont des multiples de ce que nous avons présenté : en réalité, ce que nous avons laissé de côté n’a pas de commune mesure avec ce que nous avons cité.
Comment nier cela, alors que la sagesse inscrite dans la création de l’univers et de chacune de ses parties se révèle à qui y réfléchit, se découvre à qui l’observe ? Ses lignes ont été tracées sur les pages mêmes des créatures ; tout esprit lucide, lettré ou non, peut les lire. Elles se dressent comme témoins de l’unicité et de la seigneurie d’Allah, de Sa science, de Sa sagesse, de Sa bienveillance et de Sa parfaite connaissance.
« Contemple les lignes de l’existence, car elles sont
Du monde céleste jusqu’à toi des missives ;
Dans ces écrits, si tu scrutes leur calligraphie, il est proclamé :
Sache que tout, hormis Allah, n’est que vanité. » (2)
Quant aux textes scripturaires allant en ce sens, quiconque s’y applique sera frappé par leur nombre et leur concordance ; ils dépassent sans doute la centaine.
L’objection que se forgent (3) les négateurs de la sagesse divine – à savoir que l’affirmer impliquerait pour Lui un besoin ou un perfectionnement acquis d’autrui – n’est que fantasme et illusion, car la même critique retomberait sur eux quant au simple fait même d’agir.