comme il vous plaira ; puis, si vous parvenez à le réfuter, réfutez-le donc !
Quatorzième point : vous déclarez : « Nous ne contestons pas la notoriété, parmi les créatures, des jugements portant sur le bien et le mal, ni le fait qu’ils suscitent louange et gratitude envers celui qui y souscrit ou, à l’inverse, blâme ; mais on ne les évoque que par conformité aux prescriptions révélées ou pour des intérêts particuliers. Or nous les refusons à propos d’Allah, car aucun intérêt ne Le concerne. » (1)
C’est là le véritable champ d’affrontement doctrinal entre les différentes écoles, pour cette question comme pour d’autres. Nous vous demandons donc, ô partisans de la négation : que visez-vous par ces « intérêts » que vous retranchez à Allah, et au nom desquels vous niez la beauté intrinsèque de Ses commandements et la laideur intrinsèque de Ses interdictions, allant jusqu’à prétendre qu’il n’existe pour Lui aucune différence entre ce qui est blâmable et ce qui est louable, que tout se vaut à Ses yeux ?
Faites-nous donc connaître ce que vous entendez par ce terme innové et équivoque :
– Parlez-vous des sagesses, des avantages, des heureuses conséquences et des fins aimées pour lesquelles Il agit et ordonne ?
– Ou entendez-vous par là autre chose dont il convient assurément de purifier le Seigneur — comme le laisse entendre le mot « intérêts » — à savoir des volontés corrompues ou des besoins qui rendraient l’agent dépendant d’autrui pour en tirer profit ?
– Que voulez-vous donc dire exactement par « intérêts » ?
Si c’est le premier sens que vous visez, le nier à propos du plus Sage des juges est une position qui contredit à la fois les textes révélés et la raison saine : vous soutenez qu’un Agent sage et volontaire agit sans sagesse, sans intérêt, sans but louable ni conséquence