Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

de leur capacité à produire leurs effets dès lors qu’aucun empêchement n’existe et que la condition est remplie ; nous l’avons déjà établi.

Douzième point : vous affirmez : « Il ne reste plus aux partisans de l’affirmation qu’à se rallier aux habitudes des gens, lesquels qualifient de laid ce qui leur nuit et de beau ce qui leur profite » (1). Cette assertion est infondée ; car ils se réfèrent à ce qu’Allah a implanté dans leurs raisons et leurs dispositions naturelles, et que Ses messagers sont venus confirmer et parachever : approuver ce qui est bon et réprouver ce qui est mauvais.

Treizième point : vous dites : « Ces jugements varient selon la coutume d’un peuple plutôt que d’un autre, d’une époque plutôt qu’une autre, d’un lieu plutôt qu’un autre, ou d’une relation plutôt qu’une autre » (2).

Nous avons montré que cette diversité n’empêche pas ces choses blâmables ou louables de tirer leur beauté ou leur laideur de leur propre nature (3). Le temps précis, le lieu déterminé, la personne réceptive (4) et la relation ne sont que des conditions à l’exercice de cette efficience, tout comme les aliments, les remèdes, les habitations ou les vêtements produisent leurs effets. Leur variation selon les époques, les lieux, les individus ou les circonstances ne supprime donc pas leur causalité intrinsèque ; et c’est uniquement en ce sens que nous qualifions la beauté et la laideur d’inhérentes.

Les querelles terminologiques (5) ne servent en rien celui qui recherche la vérité ; elles ne produisent que polémique et entêtement. Combien de fois revenez-vous ainsi sur la distinction entre « essentiel » et « non essentiel » ! Appelez donc cela

(1) Voir p. 973. (2) Voir p. 973. (3) Les manuscrits indiquent dhawatihima (« leurs essences »), lecture fautive. (4) Les manuscrits indiquent wal-qabil (« et le réceptacle »), lecture fautive. (5) Les manuscrits indiquent wal-mushahana (« et l’animosité »); la leçon retenue est plus vraisemblable. Cf. Madarij al-Salikin, t. 3, p. 306 ; al-Sawa’iq al-Mursala, p. 970, et infra p. 1587.
اقتضائها لأحكامها عند عدم المانع وقيام الشَّرط، وقد تقدَّم تقريرُ ذلك. الوجه الثَّاني عشر: قولكم: «إنه لم يَبْق للمُثْبِتين إلا الاسترواحُ إلى عادات النَّاس، مِنْ تسمية ما يضرُّهم قبيحًا، وما ينفعُهم حسنًا» (١) كلامٌ باطل؛ فإنَّ استرواحَهم إلى ما ركَّبه الله تعالى في عقولهم وفِطرهم، وبعَث رسلَه بتقريره وتكميلِه، مِنْ استحسان الحسَن واستقباح القبيح. الوجه الثَّالث عشر: قولكم: «إنها تختلفُ بعادة قومٍ دون قوم، وزمانٍ دون زمان، ومكانٍ دون مكان، وإضافةٍ دون إضافة» (٢). فقد تقدَّم أنَّ هذا الاختلافَ لا يخرِجُ هذه القبائحَ والمستحسَنات عن كون الحُسْن والقُبْح ناشئًا من ذواتها (٣)، وأنَّ الزَّمانَ المعيَّن، والمكانَ المخصوص، والشَّخصَ القابِلَ (٤)، والإضافةَ= شروطٌ لهذا الاقتضاء، على حدِّ اقتضاء الأغذية والأدوية والمساكن والملابس آثارَها؛ فإنَّ اختلافها بالأزمنة والأمكنة والأشخاص والإضافات لا يخرجها عن الاقتضاء الذَّاتيِّ، ونحن لا نعني بكون الحُسْن والقُبْح ذاتيَّين إلا هذا. والمشاحَّةُ (٥) في الاصطلاحات لا تنفعُ طالبَ الحقِّ، ولا تُجْدِي عليه إلا المُناكَدة والتعنُّت، فكم تُعِيدوا وتُبْدوا في الذَّاتيِّ وغير الذَّاتيِّ! سَمُّوا هذا
(١) انظر: (ص: ٩٧٣). (٢) انظر: (ص: ٩٧٣). (٣) في الأصول: «ذواتهما». وهو تحريف. (٤) في الأصول: «والقابل». وهو تحريف. (٥) في الأصول: «والمشاحنة». والمثبت أشبه. وانظر: «مدارج السالكين» (٣/ ٣٠٦)، و «الصواعق المرسلة» (٩٧٠)، وما سيأتي (ص: ١٥٨٧).

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