de leur capacité à produire leurs effets dès lors qu’aucun empêchement n’existe et que la condition est remplie ; nous l’avons déjà établi.
Douzième point : vous affirmez : « Il ne reste plus aux partisans de l’affirmation qu’à se rallier aux habitudes des gens, lesquels qualifient de laid ce qui leur nuit et de beau ce qui leur profite » (1). Cette assertion est infondée ; car ils se réfèrent à ce qu’Allah a implanté dans leurs raisons et leurs dispositions naturelles, et que Ses messagers sont venus confirmer et parachever : approuver ce qui est bon et réprouver ce qui est mauvais.
Treizième point : vous dites : « Ces jugements varient selon la coutume d’un peuple plutôt que d’un autre, d’une époque plutôt qu’une autre, d’un lieu plutôt qu’un autre, ou d’une relation plutôt qu’une autre » (2).
Nous avons montré que cette diversité n’empêche pas ces choses blâmables ou louables de tirer leur beauté ou leur laideur de leur propre nature (3). Le temps précis, le lieu déterminé, la personne réceptive (4) et la relation ne sont que des conditions à l’exercice de cette efficience, tout comme les aliments, les remèdes, les habitations ou les vêtements produisent leurs effets. Leur variation selon les époques, les lieux, les individus ou les circonstances ne supprime donc pas leur causalité intrinsèque ; et c’est uniquement en ce sens que nous qualifions la beauté et la laideur d’inhérentes.
Les querelles terminologiques (5) ne servent en rien celui qui recherche la vérité ; elles ne produisent que polémique et entêtement. Combien de fois revenez-vous ainsi sur la distinction entre « essentiel » et « non essentiel » ! Appelez donc cela