Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

se voient astreintes à des prescriptions radicalement différentes : elles sont opposées, et il est impossible, selon Sa sagesse, de les mettre sur le même pied ni de les ranger sous une même règle. Il est manifeste que voilà ce qu’exige la raison, tandis que vos dires s’en écartent.

Neuvième angle. – Vous affirmez : « La véracité et le mensonge relèvent d’une réalité intrinsèque, la beauté et la laideur n’entrent pas dans leurs attributs essentiels et ne leur sont ni intuitivement ni nécessairement attachées, ni dans l’entendement ni dans l’existence » ⦗1⦘.

Réponse : si vous entendez par là que la beauté et la laideur ne figurent pas dans la simple dénomination de la véracité et du mensonge, nous l’accordons, mais cela ne vous sert à rien ; tout au plus cela montre-t-il la différence des deux concepts : et après ?

Mais si vous voulez dire que l’essence même de la véracité et du mensonge n’implique pas la beauté ou la laideur et ne les requiert pas, n’est-ce pas là l’énoncé brut de votre thèse – une pure pétition de principe ?

Or vos adversaires soutiennent que, dire d’eux qu’ils sont intrinsèques, c’est affirmer que l’essence de la véracité requiert la beauté, et celle du mensonge la laideur ; ils ne prétendent pas que beauté et laideur fassent partie du terme même « véracité » ou « mensonge ». Vous n’avez pas réfuté cet argument.

Dixième angle. – Votre proposition : « Ils ne leur sont nécessaires ni dans l’appréhension intuitive ni dans la réalité » n’est qu’une affirmation gratuite, dont l’invalidité a pourtant été établie par la démonstration rationnelle aussi bien que par l’évidence.

Onzième angle. – Vous soutenez : « Il est des paroles véridiques qui méritent blâme – ainsi, indiquer à un tyran l’endroit où se cache celui qui lui échappe –, et il est des propos mensongers qui… »

(1) Voir p. 972.
وتكليفه متباينان غايةَ التَّباين، متضادَّان، وأنه يستحيلُ في حكمته التَّسويةُ بينهما، وأن يكونا على وتيرةٍ واحدة، ومعلومٌ أنَّ هذا هو المعقول، وما ذكرتموه خارجٌ عن المعقول. الوجه التَّاسع: قولكم: «إنَّ الصِّدق والكذبَ على حقيقةٍ ذاتيَّة، وإنَّ الحُسْن والقُبحَ غيرُ داخلَيْن في صفاتهما الذَّاتيَّة، ولا يلزمهما في الوهم بالبديهة ولا في الوجود ضرورةً» (١). جوابه: أنكم إن أردتم أنَّ الحُسْن والقُبحَ لا يدخُل في مسمَّى الصِّدق والكذب، فمُسَلَّم، ولكن لا يفيدكُم شيئًا؛ فإنَّ غايتَه إنما يدلُّ على تغايُر المفهومَيْن، فكان ماذا؟! وإن أردتم أنَّ ذاتَ الصِّدق والكذب لا تقتضي الحُسْن والقُبْح ولا تستلزمهما، فهل هذا إلا مجرَّدُ المذهب ونفسُ الدَّعوى؟! وهو مُصَادَرةٌ على المطلوب. وخصومكم يقولون: إنَّ معنى كونهما ذاتيَّين للصِّدق والكذب: أنَّ ذاتَ الصِّدق والكذب تقتضي الحُسْن والقُبْح، وليس مرادهم أنَّ الحُسْن والقُبْح صفةٌ داخلةٌ في مسمَّى الصِّدق والكذب، وأنتم لم تُبْطِلوا عليهم هذا. الوجه العاشر: قولكم: «ولا يَلْزمهما في الوهم بالبديهة ولا في الوجود» دعوى مجرَّدة، كيف وقد عُلِمَ بطلانها بالبرهان والضرورة؟! الوجه الحادي عشر: قولكم: «إنَّ من الأخبار التي هي صادقةٌ ما يلامُ عليه؛ مثل الدَّلالة على من هَرَبَ من ظالم، ومن الأخبار التي هي كاذبةٌ ما
(١) انظر: (ص: ٩٧٢).

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies