, puisqu’ils ont autorisé le châtiment de ceux sur qui l’argument ne s’est jamais établi : les enfants, les aliénés et ceux à qui l’appel n’est pas parvenu.
Ils se sont également fourvoyés en plaçant sur le même plan des actes qu’Allah a pourtant distingués, faisant de certains des œuvres louables et d’autres des œuvres blâmables ; Il a inscrit dans les intelligences et les dispositions innées la faculté de les différencier, tout comme Il a inscrit dans les sens la faculté de distinguer le doux de l’acide, l’amer de l’eau douce, le chaud du froid, le nuisible de l’utile.
Les négateurs ont ainsi prétendu qu’en réalité il n’existe absolument aucune différence de beauté ou de laideur entre un acte et un autre ; selon eux, cette différence (1) n’est qu’une simple habitude, une illusion, un produit de l’imagination, ou le seul fait d’un ordre et d’une défense. Ils ont donc privé les actes des qualités de bonté et de laideur qu’Allah leur avait assignées.
Ils se sont, ce faisant, opposés à la raison et à la nature originelle, livrant prise à leurs contradicteurs qui les ont accablés de toutes sortes d’obligations et de contradictions fort odieuses ; et ils n’ont trouvé d’autre moyen d’y répondre que l’entêtement et le déni de l’évidence.
Ils ont certes eu raison de nier qu’Allah puisse être astreint à des obligations ou à des interdictions, comme le soutenaient les qadariyya parmi les muʿtazilites ; mais ils ont, par le seul raisonnement de leur intellect, imposé à Allah une législation qui les a menés à des conséquences fallacieuses qu’ils étaient incapables d’assumer.
En revanche, ils se sont trompés en niant qu’Il puisse Se prescrire ce qu’Il S’est imposé à Lui-même et Se proscrire ce qu’Il S’est interdit, en vertu de Sa sagesse, de Sa justice, de Sa puissance et de Sa science.
Ils ont également fauté en niant la sagesse qu’Il — exalté soit-Il — manifeste dans Sa création et dans Ses commandements, et en prétendant qu’Il ne