tout ce qu’Il a révélé, de la part d’Allah, parmi les Écritures.
Tel est l’état de celui qui est dans le vrai : il se rallie à toute parole de vérité qui lui parvient, quelle que soit la communauté qui la véhicule.
Puis Il lui ordonna d’annoncer qu’il avait reçu l’injonction d’être juste à leur égard ; cette justice englobe les paroles, les actes, les opinions et les jugements. Son Seigneur, qui l’a envoyé, l’a donc établi pour instaurer l’équité entre les nations. De même, son héritier se lève pour rendre justice entre les diverses doctrines, opinions et écoles ; (1) à chacune, il attribue la part de vérité qu’elles ont en commun : il en est le plus digne, chargé de la mettre en lumière, et le verdict revient à celui qui s’en prévaut.
Ensuite, il lui fut ordonné de leur dire que le Seigneur adoré est Unique ; qu’est-ce qui pourrait dès lors justifier la division et la discorde, alors qu’Il est notre Seigneur comme le vôtre, que la religion est une, et que chacun ne récoltera que le fruit de ses propres œuvres ?
Il déclara encore : « Il n’y a pas de controverse entre nous et vous. » Ici, le terme « controverse » (ḥujja) désigne la querelle : il n’existe plus de litige ni de motif de dispute entre nous maintenant que la vérité est apparue, que son aurore a pointé, que ses repères sont devenus manifestes et que l’obscurité s’est dissipée.
Cela ne signifie nullement l’abolition de toute argumentation entre les deux parties, comme le pensent certains qui ne savent pas ce qu’ils disent, ni que la religion se passerait de preuves. Comment le pourrait-elle, alors que le Coran, d’un bout à l’autre, n’est qu’arguments et démonstrations irréfutables et certaines contre les partisans du faux, réponses à leurs objections, démolition de leurs assertions par toutes sortes de preuves et de raisonnements, et qu’il relate (2) la manière dont Ses prophètes et messagers établirent