relève de leur dû envers Lui, d’une créance qu’ils auraient à faire valoir contre leur Seigneur ; Il ne mériterait donc, selon eux, ni louange ni éloge pour s’être acquitté de Sa dette et pour avoir rempli l’obligation qu’Il avait à leur égard, car l’accomplissement d’un devoir, disent-ils, n’appelle pas de reconnaissance (1). Qu’Allah soit exalté bien au-dessus de leurs affabulations et de leurs mensonges !
Douzième objection : il leur faudrait alors décréter qu’Allah ﷿ doit faire mourir tout enfant dont Il sait que, s’il parvenait à l’âge de raison, il choisirait la mécréance et l’entêtement, car le rappeler prématurément est, sans conteste, ce qu’il y a de plus avantageux pour lui. À défaut, ils ne peuvent qu’impugner la science d’Allah, exalté soit-Il, quant à ce qui adviendra avant que cela ne survienne – position adoptée par leurs sinistres devanciers, unanimement déclarés mécréants par les pieux Anciens de la communauté. Ils n’échapperont à l’un ou l’autre de ces deux écueils qu’en embrassant la voie des gens de la sunna et du consensus : les actes d’Allah (2) ne se mesurent pas aux actes de Ses serviteurs et ne se laissent pas (3) enfermer dans les cadres de leurs esprits limités ; Ses actes ne ressemblent en rien à ceux de Sa création, Ses attributs ne sont pas les leurs, pas plus que Son essence n’est comparable à la leur. « Rien ne Lui ressemble, et Il est l’Audient, le Clairvoyant » (Coran 42 : 11).
Treizième objection : selon leur principe, Allah, glorifié soit-Il, ne ferait jamais souffrir aucune de Ses créatures, puisque cette souffrance ne présente aucun avantage ni pour Lui ni pour l’esclave.
Votre défense, qui consiste à dire que la douleur est la cause d’une récompense démultipliée et de l’élévation aux degrés suprêmes, ne vous sert de rien, car cet argument (4) s’effondre devant le cas de l’animal dénué de raison et devant celui des enfants qui ne méritent ni récompense ni châtiment (5).