le visible plutôt que l’Invisible ; car si cette différence avait quelque valeur quant à l’obligation, elle en aurait également quant à la nature même de l’intérêt recherché : que l’on établisse un écart dans sa qualité ou dans son degré, et l’on devra le reconnaître dans son principe ; que l’écart disparaisse, et l’obligation alléguée se trouve rétablie.
Corollaire n° 2 : Les actes dévotionnels surérogatoires constituent un bien (ṣalâḥ) ; si le bien était, par essence, une obligation, ces œuvres devraient être obligatoires au même titre que les prescriptions fondamentales.
Corollaire n° 3 : Le séjour éternel des gens de l’Enfer en Enfer devrait, partant, être pour eux un bien supérieur au fait d’être renvoyés sur terre afin de se plaindre auprès de leur Seigneur(1) et de se repentir. Votre objection — qu’une fois renvoyés ils retomberaient dans ce qui leur a été interdit — ne vous est d’aucun secours ; certes, cela est vrai, mais s’Il les avait fait mourir puis anéantir, mettant fin par là même à leur grief, cela eût été meilleur pour eux ; et s’Il leur pardonnait, leur faisait miséricorde et les faisait sortir du Feu, ce serait encore meilleur que de les réduire au néant, sans que le Très-Haut en soit lésé le moins du monde.
Corollaire n° 4 : Si, pour le Seigneur — exalté soit-Il —, accomplir ce qui est bon ou meilleur et délaisser la corruption et la futilité Lui était dûment imposé, Son action ne Lui vaudrait alors ni louange ni éloge ; car Il n’aurait fait qu’acquitter ce qui Lui était obligatoire, tout comme la récompense que le serviteur obtient par son obéissance est, selon vous, son droit exigible auprès de son Maître : or, celui qui s’acquitte de sa dette ne mérite, ce faisant, aucun mérite supplémentaire.
Corollaire n° 5 : La création d’Iblîs et de ses troupes devrait être plus bénéfique et plus profitable aux créatures que son inexistence, alors même qu’il raflera, parmi les hommes, neuf cent quatre-vingt-dix-neuf âmes sur mille.
Corollaire n° 6 : Partant de l’idée que sa création leur est plus avantageuse, il faudrait encore que le délai qui lui a été accordé jusqu’à