se trouve l’affirmation de l’attribut divin d’amour et de haine ; considère donc comment (1) la question y conduit et s’y arrête !
Allah, exalté soit-Il, aime tout ce qu’Il a prescrit et Il déteste tout ce qu’Il a proscrit. On ne doit pas qualifier cela de simple « harmonie » ou « dissonance », mais employer les termes qu’Il s’est Lui-même attribués et que Son Messager a employés : Son amour pour l’acte vertueux ordonné, Sa haine et Son courroux pour l’acte vil, et cela uniquement parce que le premier est parfait tandis que le second est déficient.
Dès lors que l’acte entraîne nécessairement perfection ou déficience – et que cette implication est rationnellement établie –, et que perfection et déficience appellent nécessairement amour et haine, ce que vous nommez « harmonie » et « dissonance » – implication elle aussi rationnelle –, il s’ensuit que (2) déterminer qu’un acte est bon, parfait, aimé et agréé, ou qu’il est vil, déficient, détesté et honni, relève de la raison seule.
Reste la question de la louange et du blâme, de la récompense et de la punition. Quiconque a compris ce que nous avons exposé verra la question se dévoiler clairement, dépouillée de toute ambiguïté et difficulté :
• Louange et blâme : leur corrélation avec perfection et déficience est rationnelle, tout comme le lien des effets avec leurs causes. Le fait que les esprits sensés louent celui qui recherche la perfection et s’y conforme, et qu’ils blâment celui qui choisit la déficience et s’y complaît, est une évidence rationnelle et innée ; la nier confine à l’obstination !
• Quant à la punition, nous avons établi que son application à l’acte vil est conditionnée par la Révélation ; l’absence de celle-ci suspend la punition faute de condition, et non par absence de cause, car