C’est pourquoi Allah – exalté soit-Il – voulut faire goûter à Adam et à sa descendance la fatigue de ce monde, ses chagrins, ses soucis et ses douleurs, de sorte que la valeur de leur admission au Paradis, dans l’Au-delà, prît à leurs yeux toute son ampleur ; car c’est le contraire qui met en relief la beauté de son contraire, et si l’on avait grandi d’emblée dans la demeure de la félicité, on n’en aurait pas mesuré le prix.
– De même, Il voulut – glorifié soit-Il – leur adresser ordres et interdictions, les éprouver et les tester, alors que le Paradis n’est pas une demeure de responsabilité cultuelle ; Il les fit donc descendre sur terre et, par là même, les exposa à la plus noble des récompenses (1), laquelle ne pouvait être obtenue sans commandement ni défense.
– De même encore, Il voulut – exalté soit-Il – choisir parmi eux des prophètes et des messagers, des alliés proches et des martyrs qu’Il aime et qui L’aiment. Il les confronta à Ses ennemis et les mit à l’épreuve par leur truchement ; et lorsqu’ils Le préférèrent à tout, sacrifiant leurs vies et leurs biens pour obtenir Son agrément et ce qu’Il aime, ils accédèrent à Son amour, à Sa satisfaction et à la proximité de Lui, chose qu’on n’aurait jamais pu obtenir autrement. En effet, le rang de la mission, de la prophétie, du martyre, ainsi que l’amour pour Lui, la haine pour Lui, le soutien des alliés d’Allah et l’inimitié envers Ses ennemis comptent, auprès de Lui, parmi les degrés les plus élevés ; or cela (2) n’aurait pu être atteint que de la manière qu’Il avait prédestinée et décrétée : la descente sur terre et l’établissement de la vie de leurs enfants en ce lieu.
– Enfin, Il possède – glorifié soit-Il – les Noms les plus sublimes ; parmi Ses Noms : al-Ghafûr – le Tout-Pardonneur –, ar-Rahîm – le Très-Miséricordieux –, al-‘Afuww – le Clément –, al-Halîm – le Longanime –, al-Khâfid – Celui qui abaisse –, ar-Râfi‘ – Celui qui élève –, al-Mu‘izz – Celui qui honore –, al-Mudhill – Celui qui avilit –, al-Muhyî – Celui qui donne la vie –, al-Mumît – Celui qui ôte la vie –, al-Wâriṯh – l’Héritier –, as-Sabûr – le Patient – (3) ; il fallait nécessairement que se manifeste l’effet de ces Noms ; c’est pourquoi