Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

, et, de même, la préposition bāʾ employée dans Ses actes n’est jamais la bāʾ de la cause, mais uniquement celle de l’accompagnement.

Parmi les hommes, certains n’admettent que le troisième fondement et rejettent les deux premiers ; c’est l’une des deux opinions rapportées d’al-Ashʿarī, la position de nombreux grands maîtres parmi ses disciples, ainsi que l’une des deux opinions d’Abû al-Maʿâlî (1).

• La position la plus répandue chez les Muʿtazilites consiste à affirmer le premier fondement — l’attribution des actes divins à des sagesses et des intérêts — et à nier le second, en raison de leurs principes viciés touchant la négation des attributs.

Pour ce qui est du troisième fondement, ils se situent, sur tous les points, à l’extrême opposé des Jabriyya : ces deux écoles forment deux pôles contradictoires. Les Muʿtazilites ne reconnaissent dans les actes des créatures qu’un seul lien divin : l’amour pour ce qui est bon et la détestation pour ce qui est mauvais. Quant à la volonté divine, ils soutiennent qu’elle ne s’y attache pas, puisqu’ils nient qu’Allah crée les actes de Ses serviteurs ; la volonté de Dieu ne renvoie donc, selon eux, qu’à Son amour pour les bonnes actions, tandis que les mauvaises ne sont aucunement voulues par Lui.

Les Jabriyya, à l’inverse, ne leur attribuent que la volonté et le décret ; chez eux, l’amour se confond purement et simplement avec la volonté : tout ce qu’Il a voulu, Il l’a nécessairement aimé et agréé.

• Quant aux partisans de la voie médiane — les gens d’investigation parmi les spécialistes des fondements, les juristes et les théologiens — ils affirment les trois fondements. Ils soutiennent qu’une sagesse déterminée est visée par chaque acte et chaque ordre d’Allah, que cette sagesse Lui revient juridiquement, et qu’un Nom dérivé d’elle Lui est attribué. Ainsi, tous les péchés sont, sans exception, réprouvés et haïs de Lui, même s’ils surviennent par Sa volonté et Sa création ; et toutes les obéissances sont aimées et agréées de Lui, même s’Il ne les a pas voulues de la part de celui qui Le désobéit, ni de celui chez qui elles se sont effectivement manifestées

(1) (T) : « d’après Abu al-Maali ».
كما لا يدخُل في أفعاله باءُ السَّببية، وإنما هي باء المصاحَبة. ومنهم من يثبتُ الأصل الثَّالث وينفي الأصلين الأوَّلين، كما هو أحدُ القولين للأشعريِّ، وقولُ كثيرٍ من أئمَّة أصحابه، وأحدُ القولين لأبي المعالي (١). * والمشهورُ من مذهب المعتزلة إثباتُ الأصل الأوَّل، وهو التَّعليلُ بالحِكَم والمصالح، ونفيُ الثَّاني؛ بناءً على قواعدهم الفاسدة في نفي الصِّفات. فأمَّا الأصلُ الثَّالث فهم فيه ضدُّ الجبرية من كلِّ وجه؛ فهما طرفا نقيض؛ فإنهم لا يثبتون لأفعال العباد سوى المحبة لحَسَنها والبِغْضة لقبيحها، وأمَّا المشيئةُ لها فعندهم أنَّ مشيئة الله لا تتعلَّق بها، بناءً منهم على نفي خلق أفعال العباد، فليست عندهم إرادةُ الله لها إلا بمعنى محبَّته لحَسَنها فقط، وأمَّا قبيحُها فليس مرادًا لله بوجه. وأمَّا الجبرية فعندهم أنه لم يتعلَّق بها سوى المشيئة والإرادة، وأمَّا المحبة عندهم فهي نفسُ الإرادة والمشيئة، فما شاءه فقد أحبَّه ورَضِيَه. * وأمَّا أصحابُ القول الوسط ــ وهم أهلُ التَّحقيق من الأصوليِّين والفقهاء والمتكلِّمين ــ فيثبتون الأصول الثَّلاثة؛ فيثبتون الحكمة المقصودة بالفعل في أفعاله تعالى وأوامره، ويجعلونها عائدةً إليه حكمًا، ومشتقًّا له اسمُها، فالمعاصي كلُّها ممقوتةٌ مكروهةٌ وإن وقعت بمشيئته وخلقه، والطَّاعاتُ كلُّها محبوبةٌ له مرضيةٌ وإن لم يشأها ممَّن لم يُطِعه ومن وُجِدَت
(١) (ت): «عن أبي المعالي».

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