comme une qualité qui subsiste en Lui, de sorte que son statut Lui revienne et qu’Il puisse en dériver un Nom, ou bien ne concerne-t-elle que la créature, sans qu’il revienne au Seigneur aucun statut ni qu’il ne Se voie attribuer aucun Nom à partir d’elle ?
Troisième fondement : la volonté du Très-Haut s’attache-t-elle à tous les actes d’un seul et même attachement, si bien que tout ce qui advient est voulu par Lui, aimé et agréé de Lui – qu’il s’agisse d’obéissance ou de désobéissance –, tandis que tout ce qui n’advient pas est détesté, honni et non voulu de Lui, qu’il s’agisse là encore d’obéissance ou de désobéissance ? Ou bien aime-t-Il les actes vertueux, sources d’intérêts, même s’Il ne veut pas les créer ni les faire exister (1), parce que leur création ferait manquer une autre sagesse qu’Il aime davantage ; et déteste-t-Il les actes mauvais, foyers de corruptions, les empêche-t-Il et exècre-t-Il leurs auteurs, tout en voulant les créer et les faire exister, parce qu’ils renferment une sagesse et un intérêt qu’Il aime plus qu’eux, et qu’il faut nécessairement que ces actes interviennent pour que cette sagesse voie le jour ?
Ces trois fondements sont le pivot de cette question et de toutes celles qui touchent au qadar et à la Loi (2).
Les hommes ont divergé à leur sujet, hier comme aujourd’hui :
• Les jabriyya rejettent les trois fondements ; selon eux, Allah n’agit pas pour une sagesse ni n’ordonne en vue d’une finalité ; la particule lâm dans Son ordre et Sa création n’est jamais la lâm de la causalité, mais seulement celle de la conséquence,