comprise ainsi ; ils l’ont donc exposée sous une autre forme qui ne sert strictement à rien (1).
Cela étant, cette objection est viciée à plusieurs égards :
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Premier point : que voulez-vous dire lorsque vous affirmez que le rattachement de la demande à l’acte est pour celle-ci un attribut « essentiel » ? Entendez-vous par là que ce rattachement constitue l’essence même de la demande, au même titre que son genre et sa différence spécifique la constituent ? Ou voulez-vous dire qu’il est impossible de concevoir l’essence de la demande sans le rattachement en question ? Ou bien visez-vous encore autre chose ?
– Si vous retenez la première acception, rappelez-vous que ce rattachement n’est qu’une relation additionnelle, laquelle, selon vous, est de l’ordre du non-être et n’a aucune existence concrète. Comment donc une relation négative pourrait-elle constituer une essence positive, alors même que vous soutenez qu’aucune propriété affirmative ne passe de la demande à son objet, puisqu’il s’agit là du kalâm nafsî (la parole intérieure) et que l’objet de cette parole ne saurait recevoir de qualité existentielle ?
– Si vous entendez la seconde acception, il ne s’ensuit nullement que la demande dépende d’une considération supplémentaire par rapport à l’acte, laquelle deviendrait une condition préalable de la demande.
– Et si vous visez une troisième signification, il vous faut la préciser ; et, même une fois précisée, elle ne contredit pas le fait que le rattachement puisse dépendre de la condition déjà mentionnée.
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Deuxième point : tout ce que vous avez réellement établi, c’est que le rattachement serait essentiel à la demande et que, par conséquent, l’essentiel ne se justifie pas. Vous avancez cela, en logique, comme une affirmation pure et simple ; vous ne l’avez ni démontré ni expliqué. Vous n’avez pas même précisé ce qu’il faut entendre par le fait qu’un essentiel « n’est pas motivé », si bien que certains imitateurs des logiciens (2) ont imaginé qu’il s’agissait d’affirmer que l’essence se maintient par elle-même, sans intermédiaire. C’est une méprise grossière, qu’aucune personne vraiment consciente de son propos ne saurait défendre,