Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

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Voici donc les arguments les plus solides des négateurs ; eux-mêmes reconnaissent que les autres sont encore plus faibles, si bien qu’il n’est nul besoin de les rapporter ni d’en dévoiler la fausseté.

À présent, l’aube s’est levée pour quiconque possède deux yeux, et la question se présente à toi, drapée dans les atours de ses preuves authentiques et de ses démonstrations droites. Ne détourne donc pas le regard clairvoyant de cette question, car son importance est considérable et son enjeu, immense.

  • Certains ont cependant avancé une preuve plus viciée encore que tout ce qui précède. Ils ont dit : « Si l’acte est beau ou laid en lui-même ou en raison de l’une de ses qualités, alors le Créateur — exalté soit-Il — n’aurait aucun choix dans Son jugement ; car juger en faveur de ce qui est moins prépondérant contredit la raison, il faut donc retenir l’option contraire ; il n’y a donc plus de choix. » (1)

Pour exposer cet argument, il convient, premièrement, d’expliquer la liaison qu’ils prétendent nécessaire, puis, deuxièmement, de montrer que la conséquence qu’ils en tirent ne s’ensuit pas.

Quant au premier point, l’explication de cette liaison : si l’acte était beau en soi ou par l’une de ses qualités, il primerait la laideur, de sorte qu’il appellerait l’obligation ou la recommandation ; et s’il était laid en soi ou par l’une de ses qualités, il primerait la beauté, de sorte qu’il appellerait l’interdiction ou la réprobation (2).

Dès lors, le jugement se rapportera soit à ce qui est prépondérant et le requiert, soit à ce qui est moins fondé et requiert son contraire (3). La seconde hypothèse est à coup sûr inadmissible, car elle impliquerait de privilégier ce qui est moins fondé, ce qui est

(1) Voir Bayân al-Mukhtasar, vol. 1, p. 303, et Raf al-Hâjib, vol. 1, p. 464. (2) Le manuscrit T lit : « parce qu’il est ». (3) Le manuscrit T lit : « soit que le jugement porte sur l’option prépondérante qui l’exige, soit sur l’option moindre qui l’exige, soit sur la prépondérante qui exige son contraire ».
فصل فهذه أقوى أدلَّة النُّفاة، باعترافهم بضعف ما سواها، فلا حاجة بنا إلى ذكرها وبيان فسادها. فقد تبيَّن الصُّبحُ لذي عينَيْن، وجُلِيَت عليك المسألةُ رافلةً في حُلَل أدلَّتها الصَّحيحة، وبراهينها المستقيمة، ولا تَغْضُض طرفَ بصيرتك عن هذه المسألة، فإنَّ شأنها عظيمٌ وخَطْبها جسيم. * وقد احتجَّ بعضهم بدليلٍ أفسدَ من هذا كلِّه، فقالوا: لو حَسُنَ الفعلُ أو قَبُحَ لذاته أو لصفته لم يكن الباري تعالى مختارًا في الحكم؛ لأنَّ الحكمَ بالمرجوح على خلاف المعقول، فيلزمُ الآخر؛ فلا اختيار (١). وتقريرُ هذا الاستدلال ببيان الملازمة المذكورة أوَّلًا، وبيان انتفاء اللازم ثانيًا: أمَّا المقام الأوَّل، وهو بيانُ الملازمة: أنَّ الفعل لو حَسُنَ لذاته أو لصفته لكان راجحًا على القُبح في كونه متعلَّقًا للوجوب أو النَّدب، ولو قَبُحَ لذاته أو لصفته لكان راجحًا على الحُسْن في كونه (٢) متعلَّقًا للتَّحريم أو الكراهة. فحينئذٍ؛ إمَّا أن يتعلَّق الحكمُ بالراجح المقتضي له، أو المرجوح المقتضي لضدِّه (٣)، والثَّاني باطلٌ قطعًا؛ لاستلزامه ترجيحَ المرجوح، وهو
(١) انظر: «بيان المختصر» (١/ ٣٠٣)، و «رفع الحاجب» (١/ ٤٦٤). (٢) (ت): «لكونه». (٣) (ت): «إما أن يتعلق الحكم بالراجح المقتضي له أو بالمرجوح المقتضي له أو بالراجح المقتضي لضده».

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