ni qu’Il anéantisse la terre et les cieux, les réduise à un néant absolu avant de leur rendre l’existence ; les textes ne font état que de leur remplacement et de leur passage d’un état à un autre.
Si l’on accordait aux textes leur juste droit, la majeure partie des controverses serait levée dans le monde. Or les textes sont demeurés voilés, on en a compris le contraire de ce qu’ils visaient, et l’on a, en outre, assujetti la Révélation aux opinions humaines, se conformant à leurs conclusions ; ainsi le malheur s’est accru, l’ignorance s’est amplifiée, l’épreuve s’est durcie et la situation s’est aggravée.
La cause de tout cela est l’ignorance de ce qu’a apporté le Messager et de l’intention de son message ; rien n’est plus profitable au serviteur que d’entendre ce qu’a transmis le Messager et d’en saisir le sens. Quant à celui qui ne l’entend ni ne le comprend, il appartient à ceux qu’Allah a décrits : « Et ils dirent : “Si nous avions écouté ou raisonné, nous ne serions pas parmi les hôtes de la Fournaise.” » [Al-Mulk : 10].
Revenons donc à l’argument évoqué (1) : « Si le beau ou le laid était essentiel, il ne varierait pas… », et ainsi de suite.
Nous avons déjà montré que sa variation selon les époques, les lieux, les circonstances et les conditions ne l’empêche pas d’être essentiel (2).
Deuxièmement, dire qu’il est essentiel ne signifie rien d’autre qu’il procède de l’acte même ; or l’acte