et du triomphe, qu’ils en discernèrent les résultats bénéfiques, Il le leur rendit alors impératif ; ils s’y plièrent de plein gré, animés du désir et de l’amour. Car si l’injonction leur en avait été adressée brusquement, alors qu’ils étaient encore faibles et peu nombreux, ils s’en seraient détournés avec la plus grande répulsion.
Contemple ensuite l’éclatante sagesse qui voulut que la prière fût d’abord orientée vers Bayt al-Maqdis, la qibla des prophètes : ainsi le Prophète fut-il envoyé avec le même message que les messagers antérieurs, message que connaissaient les Gens du Livre. Le fait de se tourner vers Bayt al-Maqdis établissait sa prophétie : il avait été suscité avec la même mission que ceux qui l’avaient précédé ; son appel était exactement celui des envoyés, sans rien d’inédit ni d’opposé à eux, bien au contraire : il les confirmait et croyait en eux.
Lorsque les emblèmes de sa prophétie se furent ancrés dans les cœurs, que les preuves de sa véracité se furent levées de toutes parts, et que les cœurs, malgré le déni né de l’entêtement, de la jalousie et de l’injustice, attestèrent qu’il est réellement le Messager d’Allah, puis qu’Allah – exalté soit-Il – sut qu’il était dans l’intérêt du Prophète et de sa communauté qu’ils se tournent vers la Ka‘ba, la Maison sacrée, meilleur lieu de la terre, le plus aimé d’Allah, le plus sublime, le plus noble et le plus ancien des sanctuaires, Il fit précéder cette prescription de plusieurs préambules (1), en raison de la grandeur de l’affaire :
Il évoqua d’abord l’abrogation, déclarant que, lorsqu’Il abroge un verset ou une règle, Il en apporte un meilleur ou un équivalent, qu’Il est capable de toute chose et que la royauté des cieux et de la terre Lui appartient.
Puis Il les mit en garde contre l’obstination à l’égard de Son Messager et le fait de se détourner de lui, comme l’avaient fait avant eux les Gens du Livre (2).