Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

Tel est l’exposé de cette voie, laquelle compte parmi les plus viciées, et cela pour plusieurs raisons :

La première : lorsque nous disons qu’un acte est beau ou blâmable par son essence ou par l’une de ses qualités, nous n’entendons nullement par là qu’il possède une réalité indissociable, semblable au fait d’être un accident nécessitant un support, ou au fait que le mouvement est mouvement et que la noirceur est une couleur.

C’est précisément ici que nos contradicteurs se sont fourvoyés, nous attribuant des conséquences qui ne nous concernent pas. Ce que nous voulons dire, c’est qu’un acte constitue en lui-même une source d’intérêt ou de préjudice, et que ces derniers se rattachent à lui comme les effets se rattachent à leurs causes nécessaires : ainsi la désaltération suit la boisson, la satiété suit la nourriture, et les bienfaits ou méfaits des aliments et des remèdes procèdent d’eux.

La beauté ou la laideur d’un acte relève donc du même ordre que le fait qu’un certain médicament soit bénéfique ou nocif ; il en va de même de la nourriture, de l’habillement, du logement, de la relation sexuelle, de la purgation, du sommeil, de l’exercice, etc. Les effets qu’ils produisent découlent d’eux comme des conséquences de leurs causes, tout en variant selon les époques, les situations, les lieux, la disposition du sujet et la présence de facteurs contraires.

Ainsi, le pain, la viande ou l’eau qui ne procurent ni satiété ni désaltération à un malade atteint d’un trouble l’empêchant d’assimiler la nourriture ne perdent pas pour autant leur aptitude intrinsèque à produire ces effets ; on ne saurait donc dire : « Si cette aptitude leur était vraiment essentielle, elle ne ferait jamais défaut, car ce qui relève de l’essence ne fait jamais défaut. »

Il en va de même lorsque l’action bénéfique d’un remède fait défaut en cas de chaleur ou de froid extrêmes, ou au moment de l’aggravation

فهذا تقريرُ هذا المسلك، وهو مِنْ أفسد المسالك؛ لوجوه: أحدها: أنَّ كون الفعل حسنًا أو قبيحًا لذاته أو لصفةٍ لم نَعْنِ به أنَّ ذلك يقومُ بحقيقةٍ لا ينفكُّ عنها بحال، مثل كونه عَرَضًا، وكونه مفتقِرًا إلى محلٍّ يقوم به، وكون الحركة حركةً والسَّواد لونًا. ومِنْ هاهنا غَلِط علينا المنازعون لنا في المسألة وألزمونا ما لا يلزمنا، وإنما نعني بكونه حسنًا أو قبيحًا لذاته أو لصفته: أنه في نفسه مَنْشَأٌ للمصلحة والمفسدة، وترتُّبهما عليه كترتُّب المسبَّبات على أسبابها المقتضية لها، وهذا كترتُّب الرِّيِّ على الشُّرب، والشِّبَع على الأكل، وترتُّب منافع الأغذية والأدوية ومضارِّها عليها. فحسنُ الفعل أو قبحُه هو من جنس كون الدَّواء الفلانيِّ حسنًا نافعًا أو قبيحًا ضارًّا، وكذلك الغذاءُ واللباسُ والمسكنُ والجماعُ والاستفراغُ والنَّومُ والرياضةُ وغيرها، فإنَّ ترتُّبَ آثارها عليها ترتُّبَ المعلولات والمسبَّبات على عِلَلِها وأسبابها، ومع ذلك فإنها تختلفُ باختلاف الأزمان، والأحوال، والأماكن، والمحلِّ القابل، ووجود المعارِض. فتخلُّف الشِّبَع والرِّيِّ عن الخبز واللحم والماء في حقِّ المريض ومن به علَّةٌ تمنعُه من قبول الغذاء لا تخرجُه عن كونه مقتضيًا لذلك لذاته حتى يقال: «لو كان كذلك لذاته لم يتخلَّف، لأنَّ ما بالذات لا يتخلَّف». وكذلك تخلُّف الانتفاع بالدَّواء في شدَّة الحرِّ والبرد وفي وقت تزايد

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