Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

Troisième aspect : si l’argument précité était valide, il en résulterait l’abolition même de la notion de bonté et de laideur légales ; car l’acte du serviteur serait alors soit nécessaire, soit purement fortuit, et un acte de cette nature n’est ni déclaré bon ni déclaré blâmable par la Loi : il n’entre même pas dans le champ de l’obligation, à plus forte raison ne saurait-il servir de fondement à une qualification morale.

Quatrième aspect : il affirme : « Soit l’acte est nécessaire, soit il est simplement possible. » Nous répondons : il est nécessaire dès lors que son facteur déterminant est complet. Mais que veut-il dire par « il est nécessaire » ? Entend-il qu’il est inéluctable ? ou entend-il qu’il n’est plus volontaire ?

S’il vise la première acception, nous réfutons la conclusion : du caractère inéluctable ne découle pas qu’il soit non volontaire, et le raisonnement se ramène à : s’il est inéluctable, il est inéluctable ; rien n’en fait un acte dépourvu de choix.

S’il entend par là qu’il n’est pas volontaire, nous contestons également l’enchaînement : le fait qu’il soit inéluctable n’implique nullement qu’il échappe à la volonté ; il n’en apporte d’ailleurs aucune preuve, et cette prétention est manifestement fausse.

Cinquième aspect : on réplique qu’il est seulement possible (1).

Il soutient : « Soit la prépondérance de l’agir sur l’abstention exige un facteur déterminant, soit non. » Nous disons : elle exige bel et bien un facteur déterminant.

Il ajoute : « En présence de ce facteur, l’acte devient soit nécessaire, soit il reste possible. » Nous répondons : il est nécessaire en raison de ce facteur, tout en demeurant, considéré en lui-même, possible ; et ce facteur déterminant n’est autre que le choix. Or ce qui devient obligatoire par le choix n’est nullement incompatible avec son caractère volontaire ; par conséquent, la nécessité de l’acte

(1) Réponse à son assertion : « L’acte est soit nécessaire, soit contingent. »
الوجه الثَّالث: أنَّ الدَّليل المذكور لو صحَّ لزم بطلانُ الحُسْن والقُبْح الشرعيَّين؛ لأنَّ فعلَ العبد ضروريٌّ أو اتفاقيٌّ، وما كان كذلك فإنَّ الشرع لا يحسِّنُه ولا يقبِّحُه؛ لأنه لا يَرِدُ بالتكليف به فضلًا عن أن يجعله متعلَّق الحُسْن والقُبْح. الوجه الرابع: أنَّ قولك: «إمَّا أن يكون الفعلُ لازمًا أو جائزًا». قلنا: هو لازمٌ عند مرجِّحه التَّامِّ. وكان ماذا قولك: «يكونُ ضروريًّا» أتعني به أنه لا بدَّ منه؟ أو تعني به أنه لا يكونُ اختياريًّا؟ فإن عنيتَ الأوَّل منَعْنا انتفاءَ اللَّازم، فإنه لا يلزمُ منه أن يكون غيرَ مختار، ويكون حاصلُ الدَّليل: إن كان لا بدَّ منه فلا بدَّ منه، ولا يلزمُ من ذلك أن يكون غيرَ اختياريٍّ. وإن عنيتَ الثَّاني ــ وهو أنه لا يكونُ اختياريًّا ــ منَعْنا الملازمة؛ إذ لا يلزمُ من كونه لا بدَّ منه أن يكون غيرَ اختياريٍّ، وأنت لم تذكُر على ذلك دليلًا، بل هي دعوى معلومةُ البطلان بالضرورة. الوجه الخامس: أن يقال: هو جائز (١). قولك: «إمَّا أن يتوقَّف تَرجُّحُ الفاعلية على التَّاركية على مرجِّحٍ أو لا». قلنا: يتوقَّفُ على مرجِّح. قولك عند المرجِّح: «إمَّا أن يجب أو يبقى جائزًا». قلنا: هو واجبٌ بالمرجِّح، جائزٌ بالنَّظر إلى ذاته، والمرجِّحُ هو الاختيار، وما وجب بالاختيار لا ينافي أن يكون اختياريًّا، فلزومُ الفعل
(١) جوابًا على قوله: «إما أن يكون الفعل لازمًا أو جائزًا».

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