— qu’il s’agisse de toutes sortes d’immondices, d’ordures, de matières putrides et d’odeurs nauséabondes — et qu’il veuille les placer à la place même de la pureté rituelle et des ablutions, en soutenant que les deux procédures se valent, que la seule Volonté divine aurait choisi l’une plutôt que l’autre, sans qu’il existe entre elles la moindre différence intrinsèque ?! Rien que concevoir une telle opinion suffit à en constater la fausseté.
De la même manière, toutes les prescriptions de la loi révélée sont des signes éclatants, des preuves lumineuses et des témoignages parlants que Celui qui les a instituées possède la sagesse parfaite, la science exhaustive, la miséricorde, la sollicitude envers Ses serviteurs, qu’Il veut leur bien et les conduit, par ces prescriptions, vers leur perfection et vers des issues louables.
Il a d’ailleurs attiré l’attention de Ses serviteurs sur cette réalité lorsqu’Il a dit : « Ô vous qui croyez ! Lorsque vous vous levez pour la prière, lavez vos visages et vos mains jusqu’aux coudes, passez vos mains mouillées sur vos têtes et lavez vos pieds jusqu’aux chevilles… Allah ne veut pas vous imposer quelque gêne ; Il veut seulement vous purifier et parfaire sur vous Son bienfait. Peut-être serez-vous reconnaissants. » (s. Al-Mâʾida, v. 6). Par ces paroles, Il fait savoir qu’Il ne leur a pas prescrit cela pour les accabler, les restreindre ou leur causer la moindre peine, mais bien par volonté de les purifier (1) et de parachever Sa grâce à leur égard, afin qu’ils Le remercient pour ce bienfait. À Lui donc la louange, comme Il en est digne, selon la munificence de Sa Face et la suprême majesté de Sa puissance.
Si l’on objecte : « Que répondez-vous alors aux nombreuses “preuves” avancées par ceux qui nient la notion même de bon et de blâmable rationnels ? » — nous dirons : « Louange à Allah, ils nous ont eux-mêmes épargné la peine de les réfuter, tant ils les ont sapées de leurs propres mains ; en vérité, chacun d’eux les a toutes invalidées. »