al-ʿUraynî, qui se trouvait du côté de ʿUrana, près de ʿArafat. Il me dit alors : « Va le tuer. » Je l’aperçus alors que l’heure de la prière du ʿAsr entrait. Je pensai : « Je crains qu’il ne se passe entre lui et moi quelque chose qui m’oblige à retarder la prière (1). » Je continuai donc à marcher en priant, accomplissant l’office par de simples signes de la tête en sa direction. Lorsque je me fus approché, il me demanda : « Qui es-tu ? » Je répondis : « Un homme parmi les Arabes ; j’ai appris que tu rassemblais des troupes contre cet homme, je suis venu pour cela. » Il dit : « C’est bien ce que je fais. » Je marchai encore un moment à ses côtés, puis, lorsque l’occasion se présenta, je lui portai un coup d’épée jusqu’à ce qu’il cesse de bouger. » Rapporté par Abû Dâwûd (2).
Quant au cas de celui qui se réveille peu avant le lever du soleil en état de janâba (impureté majeure) et ne dispose plus du temps nécessaire pour le ghusl et la prière (3), l’obligation, selon la majorité des savants, est qu’il se lave rituellement, même si le soleil se lève pendant ce temps ; sa prière au moyen du tayammum ne serait pas valable, puisqu’il dispose d’eau (4). S’il n’a pas été négligent dans son sommeil, il ne porte aucun péché, tout comme celui qui s’endort jusqu’à ce que le soleil se lève