Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

al-ʿUraynî, qui se trouvait du côté de ʿUrana, près de ʿArafat. Il me dit alors : « Va le tuer. » Je l’aperçus alors que l’heure de la prière du ʿAsr entrait. Je pensai : « Je crains qu’il ne se passe entre lui et moi quelque chose qui m’oblige à retarder la prière (1). » Je continuai donc à marcher en priant, accomplissant l’office par de simples signes de la tête en sa direction. Lorsque je me fus approché, il me demanda : « Qui es-tu ? » Je répondis : « Un homme parmi les Arabes ; j’ai appris que tu rassemblais des troupes contre cet homme, je suis venu pour cela. » Il dit : « C’est bien ce que je fais. » Je marchai encore un moment à ses côtés, puis, lorsque l’occasion se présenta, je lui portai un coup d’épée jusqu’à ce qu’il cesse de bouger. » Rapporté par Abû Dâwûd (2).

Quant au cas de celui qui se réveille peu avant le lever du soleil en état de janâba (impureté majeure) et ne dispose plus du temps nécessaire pour le ghusl et la prière (3), l’obligation, selon la majorité des savants, est qu’il se lave rituellement, même si le soleil se lève pendant ce temps ; sa prière au moyen du tayammum ne serait pas valable, puisqu’il dispose d’eau (4). S’il n’a pas été négligent dans son sommeil, il ne porte aucun péché, tout comme celui qui s’endort jusqu’à ce que le soleil se lève

(1) Dans la version rapportée par Aḥmad, on lit : « J’ai craint qu’une éventuelle lutte entre lui et moi ne m’empêche d’accomplir la prière. » (2) Ḥadith cité notamment par al-Bukhârî (1249), Aḥmad (3/496), etc. Déclaré authentique par Ibn Khuzayma (982) et Ibn Ḥibbân (7160) ; Ibn Ḥajar a jugé sa chaîne « bonne » dans Fatḥ al-Bârî (2/437). – Autre voie de transmission : Ṭabarânî, al-Muʿjam al-kabîr (no 101, section des musnads des narrateurs nommés ʿAbd Allâh) ; reprise par al-Ḍiyâʾ dans al-Mukhtâra (9/27), Ibn Abî ʿÂṣim dans al-Âḥâd wa-l-mathânî (2031), et al-Fâkihî dans Akhbâr Makka (2727), entre autres. Cette chaîne est jugée « acceptable » ; Muḥammad b. Kaʿb al-Quraẓî a probablement entendu ʿAbd Allâh b. Unays, mais la version ne mentionne pas le geste d’allusion à la prière ; elle dit seulement : « J’ai accompli la prière d’al-ʿaṣr en deux rakʿa légères. » (3) Variante manuscrite (Q) : « et l’exiguïté du temps ». (4) Cf. al-Mughnî, 1/345 ; Majmûʿ al-fatâwâ, 22/35.
العُرنيِّ، وكان نحو عُرَنة وعرفات، فقال: «اذهب فاقتله»، فرأيتُه، وحضرت صلاةُ العصر، فقلت: إني أخافُ أن يكون بيني وبينه ما إنْ أُؤَخِّر الصَّلاة (١)، فانطلقتُ أمشي وأنا أصلي، أوماءُ إيماءً نحوه، فلمَّا دنوتُ منه قال لي: من أنت؟ قلت: رجلٌ من العرب، بلغني أنك تجمعُ لهذا الرجل، فجئتك في ذلك. قال: إني لفي ذلك. قال: فمشيتُ معه ساعةً حتى إذا أمكنني عَلَوْتُه بسيفي حتى بَرَد. رواه أبو داود (٢). وأمَّا مسألةُ المستيقظ قبل طلوع الشَّمس جُنُبًا وضاق الوقتُ (٣) عليه بحيثُ لا يتَّسعُ للغُسل والصَّلاة، فهذا الواجبُ في حقِّه عند جمهور العلماء أن يغتسل وإن طلعت الشمس، ولا تجزئه الصَّلاةُ بالتيمُّم؛ لأنه واجدٌ للماء (٤). وإن كان غير مفرِّطٍ في نومه فلا إثم عليه، كما لو نام حتى طلعت
(١) لفظ رواية أحمد: «خشيت أن يكون بيني وبينه محاولة تشغلني عن الصلاة». (٢) (١٢٤٩)، وأحمد (٣/ ٤٩٦)، وغيرهما. وصححه ابن خزيمة (٩٨٢)، وابن حبان (٧١٦٠)، وحسَّن إسناده ابن حجر في «الفتح» (٢/ ٤٣٧). ورُوي من وجهٍ آخر: أخرجه الطبراني في «الكبير» (١٠١ - قطعة من مسانيد من اسمه عبد الله) - ومن طريقه الضياء في «المختارة» (٩/ ٢٧) -، وابن أبي عاصم في «الآحاد والمثاني» (٢٠٣١)، والفاكهي في «أخبار مكة» (٢٧٢٧)، وغيرهم. ولا بأس به، محمد بن كعب القرظي يحتمل سماعه من عبد الله بن أنيس، إلا أنه ليس فيه ذكر الإيماء، إنما قال: «وصليت العصر ركعتين خفيفتين». (٣) (ق): «وضيق الوقت». (٤) انظر: «المغني» (١/ ٣٤٥)، و «مجموع الفتاوى» (٢٢/ ٣٥).

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