Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

de ce qui est prescrit.

Chapitre : Des situations où l’on ne peut se dégager de l’interdit qu’en accomplissant l’acte même qui y met fin. Et quand on dit qu’il est « obligatoire », il ne s’agit que d’une obligation intellectuelle, inéluctable, non d’un ordre légal voulu pour lui-même.

Ainsi, le préjudice attaché à ce déplacement est noyé dans l’intérêt qu’il y a à libérer le terrain et à cesser l’usurpation. Si l’on suppose que toutes les issues se valent pour lui, l’obligation porte sur le dénominateur commun : sortir par l’une d’elles.

Quoi qu’il en soit, le tort lié à ce mouvement est largement éclipsé par l’avantage qu’il y a à renoncer à l’usurpation ; ce cas ne relève donc pas de la question qui nous occupe.

• Quant au cas de celui qui se retrouve entre des personnes à tuer, sans possibilité de demeurer sur place ni de se déplacer sauf en tuant l’une d’elles (1), il n’est pas responsable légalement dans cette situation ; il est assimilé à un contraint (muljaʾ), et le contraint n’est pas comptable de ses actes, d’un commun accord, puisqu’il n’a ni intention ni véritable action. Ici, il est contraint dès lors qu’il ne peut quitter la place d’un des corps sans se poser sur un autre ; il lui est inévitable de rester sur l’un d’eux. Un acte de cette nature ne se voit attribuer ni permission ni interdiction ni aucune qualification relevant des prescriptions légales, car celles-ci dépendent du libre choix et ne s’appliquent pas à qui en est dépourvu.

Si certains de ces hommes étaient musulmans et d’autres mécréants tout en partageant l’inviolabilité, il a été dit qu’il lui incomberait de se déplacer vers le mécréant, ou de demeurer sur lui ; car le tuer représente un moindre préjudice que de tuer le musulman. C’est d’ailleurs pourquoi il est permis de frapper ceux qu’en temps normal nous ne tuerions pas, lorsque les mécréants s’en servent comme boucliers humains : on les vise en visant les mécréants.

(1) Voir : al-Burhan, vol. 1, p. 302 ; al-Wadih, vol. 5, p. 427 et 433 ; Idah al-Mahsul d’al-Mazri, p. 230 ; al-Maswada, p. 231, etc. (2) Les manuscrits T et Q portent « ghayr wajid » ; le manuscrit D, « ghayr wahid ». La leçon adoptée est celle de l’exemplaire Ṭ.
باب ما لا خلاص عن الحرام إلا به، وإن قيل: إنها واجبة، فوجوبٌ عقليٌّ لزوميٌّ لا شرعيٌّ مقصود. فمفسدةُ هذه الحركة مغمورةٌ في مصلحة تفريغ الأرض والخروج عن الغصب. وإذا قُدِّر تساوي الجوانب بالنسبة إليه؛ فالواجبُ القدرُ المشتركُ وهو الخروجُ من أحدها. وعلى كلِّ تقدير، فمفسدةُ هذه الحركة مغمورةٌ جدًّا في مصلحة ترك الغصب، فليس مما نحنُ فيه بسبيل. * وأمَّا مسألةُ من توسَّط بين قتلى لا سبيل له إلى المقام أو النُّقلة إلا بقتل أحدهم (١)، فهذا ليس مكلَّفًا في هذه الحال، بل هو في حكم المُلْجَأ، والمُلْجَأ ليس مكلَّفًا اتفاقًا، فإنه لا قصدَ له ولا فِعل، وهذا مُلْجَأٌ من حيث إنه لا سبيل له إلى ترك النُّقلة عن واحدٍ (٢) إلا إلى آخر؛ فهو مُلْجَأٌ إلى لُبْثِه فوق واحدٍ ولا بدَّ، ومثلُ هذا لا يوصفُ فعلُه بإباحةٍ ولا تحريمٍ ولا حكمٍ من أحكام التكليف؛ لأنَّ أحكام التكليف منُوطةٌ بالاختيار، فلا تتعلَّقُ بمن لا اختيار له. فلو كان بعضهم مسلمًا وبعضهم كافرًا مع اشتراكهم في العصمة فقد قيل: يلزمه الانتقالُ إلى الكافر، أو المقامُ عليه؛ لأنَّ قتله أخفُّ مفسدةً من قتل المسلم، ولهذا يجوزُ قتلُ من لا نقتله في المعركة إذا تترَّس بهم الكفَّار، فيرميهم ويقصدُ الكفَّار.
(١) انظر: «البرهان» (١/ ٣٠٢)، و «الواضح» (٥/ ٤٢٧، ٤٣٣)، و «إيضاح المحصول» للمازري (٢٣٠)، و «المسودة» (٢٣١)، وغيرها. (٢) (ت، ق): «غير واجد». (د): «غير واحد». والمثبت من (ط).

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