, comment pouvez-vous le contester (1) alors que vous admettez le principe de la pondération (2) et reconnaissez qu’il existe des gens dont les bonnes et les mauvaises actions s’équilibrent, si bien qu’ils demeurent sur l’Aʿrâf, entre le Paradis et l’Enfer, les causes de la récompense et du châtiment (3) se neutralisant dans leur cas : leurs bonnes œuvres les empêchent d’entrer en Enfer, tandis que leurs mauvaises les empêchent d’accéder au Paradis. Ce point est attesté de façon authentique d’après les Compagnons Hudhayfa ibn al-Yamân, Ibn Masʿûd et d’autres encore (4).
La réponse s’articule en deux volets : l’un global, l’autre détaillé.
Volet global : rien, dans ce que vous avancez, ne fonde la question litigieuse, car celle-ci concerne précisément l’hypothèse où l’intérêt et le préjudice se font face et s’équilibrent (5), chacun annulant l’effet de l’autre. Or vos exemples ne relèvent aucunement de cette configuration.
Cette réalité apparaîtra clairement lorsque nous examinerons chaque cas dans le détail, un par un :
– Premier cas : celui qui se trouve au milieu d’un terrain usurpé (6). Dès qu’il y pénètre, il est tenu d’en sortir ; le commandement du Législateur à son égard est de se hâter de quitter les lieux, et quand bien même cela impliquerait un déplacement sur le sol spolié, ce déplacement participe justement de l’abandon de l’usurpation ; il relève donc