Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

lorsque l’âme se fortifie et se réjouit, sa joie lui confère une énergie qui aide la nature à repousser l’affection — car celle-ci lui est ennemie ; si donc l’âme prend l’avantage, elle la dompte, n’est-ce pas ? » Le médecin acquiesça. Il poursuivit : « Or, lorsque mon âme s’absorbe dans l’orientation vers Allah, le dhikr et la discussion savante, puis qu’elle résout une question qui lui paraissait obscure, elle s’en réjouit et se raffermit ; cette vigueur suffit alors à écarter l’affection. » Tels furent, ou à peu près, ses propos (1).

Il mentionne encore (p. 844) une formule d’imploration du pardon pour les musulmans et les musulmanes, puis ajoute : « J’ai entendu notre shaykh la réciter et en vanter un mérite immense que je ne saurais restituer ; elle faisait sans doute partie des invocations qu’il ne délaissait jamais. Je l’ai aussi entendu dire que si l’on la plaçait entre les deux prosternations, cela était permis. »

Il la rapporte à d’autres endroits (pp. 335, 395, 687, 903, 940, 1483).

Sixièmement : les biographes qui, dans le cours de leurs ouvrages, ont cité ce livre parmi les écrits de l’auteur. Le premier est son élève Ibn Rajab dans Dhayl Ṭabaqât al-Ḥanâbila (5/175), qu’il décrit comme un gros volume ; viennent ensuite al-Ṣafadî dans al-Wâfî (2/271), Ibn Ḥajar dans al-Durrar al-Kâmina (4/22), et d’autres encore (2).

Septièmement : les savants qui l’ont cité, en ont tiré profit et l’ont référencé. En voici ce que j’ai pu relever, classé par ordre de décès :
1 – Burhân al-Dîn Ibrâhîm b. Muḥammad b. Mufliḥ (d. 803 H) dans Maṣâʾib al-Insân min Makâyid al-Shayṭân, p. 38 (3).

(1) Ce passage est également cité dans « Rawdat al-muhibbin », comme je l’ai précisé là-bas. (2) Voir : Bakr Abu Zayd, « Ibn Qayyim al-Jawziyya », p. 301. (3) Cette information m’a été transmise par le shaykh Dr Sulayman al-Umayr, qu’Allah lui accorde le succès.
النفس إذا قويت وفرحت أوجب فرحها لها قوةً تعين بها الطبيعة على دفع العارض، فإنه عدوُّها، فإذا قويت عليه قهرته؟! فقال له الطبيب: بلى، فقال: إذا اشتغلت نفسي بالتوجه والذكر والكلام في العلم، وظفرت بما يشكل عليها منه، فرحت به وقويت، فأوجب ذلك دفع العارض. هذا أو نحوه من الكلام" (١). وذكر (ص: ٨٤٤) الاستغفار للمسلمين والمسلمات بلفظٍ أورده، ثم قال: "وسمعت شيخنا يذكره، وذكر فيه فضلًا عظيمًا لا أحفظه، وربما كان من جملة أوراده التي لا يخلُّ بها، وسمعته يقول: إنْ جعَله بين السجدتين جاز". ونقل عنه في مواضع أخرى (ص: ٣٣٥, ٣٩٥, ٦٨٧, ٩٠٣, ٩٤٠, ١٤٨٣). وسادسها: ذِكر مترجميه للكتاب ضمن سياق تصانيفه. فأولهم تلميذه ابن رجب في "ذيل طبقات الحنابلة" (٥/ ١٧٥) ووصفه بأنه مجلدٌ ضخم، والصفدي في "الوافي" (٢/ ٢٧١)، وابن حجر في "الدرر الكامنة" (٤/ ٢٢)، وغيرهم (٢). وسابعها: نقل العلماء عنه، واستفادتهم منه، وعزوهم إليهم. وهاك ما وقفتُ عليه من ذلك، مرتَّبين بحسب وفياتهم: ١ - برهان الدين إبراهيم بن محمد بن مفلح (ت: ٨٠٣) في "مصائب الإنسان من مكايد الشيطان" (٣٨) (٣).
(١) وذكر هذا الموقف كذلك في "روضة المحبين"، كما بينت هناك. (٢) انظر: "ابن قيم الجوزية" للشيخ بكر أبو زيد (٣٠١). (٣) أفادنيه الشيخ الدكتور سليمان العمير وفقه الله.

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