Ses bonnes actions et la mesure de ses mauvaises ont été mises en balance, l’une confrontée à l’autre, et l’on a constaté que ses mauvaises actions l’emportaient. Celui-ci mérite donc le châtiment pour ses fautes prépondérantes : il sera puni pour elles dans le Feu à la mesure de ce qu’il mérite, puis il en sortira grâce aux bonnes actions demeurées minoritaires, quand bien même celles-ci ne pèseraient que le poids d’un atome ; par ce seul atome, il sortira du Feu et n’y sera pas voué à l’éternité. Il ne ressemble pas à celui qui ne possède aucune bonne action, c’est-à-dire à ceux dont les œuvres ont toutes été réduites à néant, de sorte qu’aucun poids ne leur sera attribué au Jour de la Résurrection.
Ainsi se trouve résolue la question de la prédominance des mauvaises actions et de la sortie du Feu ; car ce point a troublé un groupe qui pensait que, lorsque les mauvaises actions prévalent, il ne subsiste plus aucun effet des bonnes, leur existence devenant pareille à leur inexistence. Dès lors, disaient-ils, celui qui entre dans le Feu ne garde plus rien de la foi qui lui permettrait d’en sortir.
C’est pourquoi certains ont déclaré : « La foi n’est pas de ce qui se pèse face aux mauvaises actions. » Or la validité de l’opinion contraire a déjà été exposée, et Allah sait mieux.
Louange à Allah, Seigneur des mondes. Qu’Allah prie sur notre maître Muḥammad, sur sa Famille et sur tous ses Compagnons, et qu’Il leur accorde une salutation parfaite.