sous la forme d’un homme au teint hâve ; il dira :
« C’est moi qui ai asséché ta gorge durant le jour et t’ai empêché de dormir la nuit. » (1)
De même, dans le ḥadîth relatif à la tombe, sa bonne œuvre vient à lui sous l’apparence d’un jeune homme au visage radieux, tandis que sa mauvaise œuvre se présente sous une forme repoussante (2). De même encore, la mort se manifestera, le Jour de la Résurrection, sous l’aspect d’un bélier blanc tacheté (3), et ainsi de suite.
À propos du passage des accidents aux corps, les savants ont deux avis : certains l’admettent et soutiennent que l’action elle-même se transforme en une entité subsistante ; d’autres le refusent et estiment qu’est seulement créé quelque chose issu de cette action. Relève aussi de ce sujet l’ascension des œuvres vers Allah — exalté soit-Il —, puisque les feuillets montent vers Lui. Les traditions rapportent également l’élévation des formes mêmes des œuvres, comme dans le ḥadîth :
« Certes, “Subḥâna-Llâh”, “Al-Ḥamdu li-Llâh” et “Lâ ilâha illa-Llâh” produisent un bourdonnement autour du Trône, rappelant [leurs auteurs]. »