Cela relève de la foi, de l’adoration d’Allah – exalté soit-Il – et de tout ce qui fortifie la foi et l’adoration.
Lorsqu’une maladie faite de doutes et de passions s’installe dans le cœur, elle est éliminée par son contraire ; et nul mal n’apparaît si ce n’est parce que les causes de la santé ont été négligées. Ainsi, le cœur ne tombe malade, par les passions et les ambiguïtés, qu’en raison d’une déficience de sa foi et de son adoration envers son Seigneur.
De même, la foi et la mécréance, la piété et la perversité sont deux contraires : dans tout couple d’opposés, l’un empêche parfois l’autre d’apparaître et, parfois encore, le fait disparaître après son apparition, à l’instar du noir et du blanc : le noir empêche le blanc de se fixer à sa place et le chasse lorsqu’il s’y trouve. De la même façon, les bonnes actions empêchent les mauvaises de se produire et les effacent une fois advenues ; réciproquement, la mécréance empêche la foi et peut l’anéantir après qu’elle se soit établie, et les mauvaises actions peuvent empêcher les bonnes et les abolir après leur accomplissement.
Quant à l’annulation totale des œuvres (al-iḥbāṭ) — que rejetaient les pieux prédécesseurs de la Communauté