Et Il — exalté soit-Il — a dit :
« Certes, tu n’as sur Mes serviteurs aucune autorité. »
(al-Ḥijr, 42) et d’autres versets allant dans ce sens.
Ainsi, les serviteurs d’Allah qui Lui sont entièrement dévoués ne sont pas égarés par Satan. Le « ghayy » (l’égarement) est l’opposé de la droiture ; il consiste à suivre les passions. Dès lors, quiconque voit son âme pencher vers un interdit doit se tourner vers l’adoration d’Allah, telle qu’Il l’a ordonnée, en Lui vouant exclusivement la religion ; cela écartera de lui le mal et la turpitude.
(Et le fait de vouer la religion à Lui seul implique)
(1)
Sa crainte, Son amour et l’adoration inconditionnelle qui ne revient qu’à Lui. Lorsque cela est parfait, cela préserve de la commission des péchés ; s’il est déficient et que les péchés surviennent chez son détenteur, il les efface après leur survenue. Il ressemble alors à l’antidote qui repousse l’effet du poison et l’annule après qu’il ait pénétré.
(C’est donc à la fois un facteur qui repousse les péchés et qui les efface)
(2)
à l’image de la nourriture et de la boisson
(qui empêchent la soif de se manifester et soulagent la faim et la soif une fois installées),
(3)
comme la jouissance licite qui dissuade l’âme de rechercher l’illicite ; et si le désir du haram se dresse en elle, elle le réfrène et l’anéantit ; comme la science qui empêche l’âme de douter et de sombrer dans l’incertitude, puis lève le doute et l’incertitude après qu’ils aient pris place ; et comme la médecine qui préserve la santé et repousse la maladie
(la santé est préservée par ce qui lui est conforme, tandis que la maladie est combattue par son opposé)
(4),
Il en est de même pour ce que contient le cœur.