Il combat dans le sentier d’Allah ; s’il est tué ou s’il triomphe, Il lui accordera certes une immense récompense. (Quant à celui-ci, s’il est vaincu, il sera blâmé et réprouvé) (1).
C’est pour cela que le Prophète ﷺ a dit (dans le ḥadith authentique) (2) :
« Le fort n’est pas celui qui terrasse les gens ; le véritable fort est celui qui se maîtrise lorsqu’il est en colère » (3).
En effet, Allah a ordonné à l’homme de réfréner son âme et l’a mis en garde par la crainte de la station de son Seigneur ; Il a placé en lui une part de foi qui l’aide dans ce jihâd. Ainsi, s’il est vaincu, c’est à cause de la faiblesse de sa foi, et il devient négligent pour avoir délaissé l’ordre qui lui incombait. Il n’en va pas de même face à l’ennemi mécréant : il se peut que le corps de celui-ci soit plus robuste (que celui du croyant, qu’il le domine, que le croyant tombe martyr ; alors Allah le rétribue pour son effort, car en cela il n’y a pour lui aucun péché) (4).
Les péchés ne surviennent que lorsque l’âme ne se conforme pas à ce qui lui a été prescrit ; lorsqu’elle exécute l’ordre, elle ne commet pas l’interdit, car ces deux choses sont opposées.
Allah, Exalté soit-Il, dit :
« Ainsi Nous détournâmes de lui le mal et la turpitude ; il était assurément l’un de Nos serviteurs sincères. »
(Yûsuf, 24)
Et Satan a dit :
« Je les égarerai assurément tous, excepté Tes serviteurs, parmi eux, qui sont sincères » (5)
(al-Hijr, 39-40).